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Cinéma

Samedi 22 octobre 2005 6 22 /10 /Oct /2005 14:57

(JPG) Titre original : The Awful Truth
1937, de Léo McCarey
Avec Cary Grant, Irene Dunne, Ralph Bellamy, Alexandre D’arcy

Jerry et Lucy Warriner (Cary Grant et Irene Dunne), couple new-yorkais aisé, se mentent allègrement, sans en être dupes. Ils décident de divorcer. Tous deux vont se lier à d’autres personnes : Lucy avec un riche homme d’affaire de l’Oklahoma, inséparable de sa mère, Jerry avec Barbara Valance, une jeune héritière. Chacun va s’employer à faire échouer les plans de l’autre.

Pourquoi aller voir ce film ? Avant tout parce qu’il est irrésistiblement drôle. Pas de discours social (l’argent n’est jamais un problème), pas de message profond : la légèreté de ton est de mise. Juste l’histoire d’un couple qui aime se détester. Les dialogues sont ciselés, vifs ; les situations absurdes s’enchaînent, soutenues non seulement par Cary Grant et Irene Dunne en grande forme, mais aussi par une galerie de personnages secondaires tous réussis (mention particulière au juge qui vante les mérites de la vie conjugale, au début du film, et à Ralph Bellamy, l’homme d’affaire de l’Oklahoma). La caméra du réalisateur, Léo McCarey, qui vient du cinéma muet, souligne les expressions et accompagne les mouvements tout en restant discrète.

(JPG)
Irene Dunne et Cary Grant © Les Grands Films Classiques

Et il y a Cary Grant. The Awful Truth est le film qui consacrera son personnage et en fera une star. Sa composition est parfaite : ironique, clownesque, toujours dans le bon tempo, ses expressions et attitudes suffisent à faire rire. Performance qui prend d’autant plus d’ampleur quand on sait que le film a été en grande partie improvisé. Si vous ne le connaissez pas, ou mal, ce film est l’occasion de (re)découvrir un grand acteur.
Enfin, The Awful Truth est une excellente introduction au genre fondateur de la comédie américaine : la screwball comedy, dans laquelle dialogues aux rasoirs et humour absurde parsèment un mélange de comédie romantique et de slapstick. Parmi les maîtres du genre, Frank Capra et Howard Hawks, auxquels on ne saurait trop conseiller de s’intéresser, si vous êtes séduits.

(JPG) Si le film n’est pas projeté près de chez vous, il existe une édition DVD (zone 1). Vente en ligne

Par Jean-Marie Benoist - Publié dans : Cinéma
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