L'auteur, le blog


Un blog, c'est fait pour parler de tout et de rien. Alors il y aura du rien (beaucoup), de tout (parfois), du n'importe quoi (un peu trop souvent), et surtout... des mots.


Petit guide... Le cinéma, c'est un film par semaine, sorti et qui n'a pas attiré l'attention qu'il mérite ! L'actu, c'est l'actu, un peu de tout dessus... Et des nouvelles, pour le plaisir.

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Amis errants, bienvenue ! Habitués de la maison, heureux de vous revoir.
Faites comme chez vous, et n'hésitez  pas à revenir...
Je tiens à m'excuser pour le manque de renouvellement de ce blog. Un emploi du temps entre vacances et début d'un nouveau travail, bref, je n'ai presque pas mis les pieds au ciné depuis une éternité !
Mais bon, le tout est de prendre le rythme, et j'espère que dans peu de temps je pourrais recommencer à tenir la boutique. D'ici là, je vous demande un peu de patience...

Mercredi 19 octobre 2005 3 19 /10 /2005 01:22
1998

Un jour, Dieu, s’embêtant plus qu’à l’ordinaire, décida d’aller voir un peu ce qui se passait sur terre. Mais comme il était flemmard de nature – on ne peut pas dire de naissance – il pensa à débaucher son malheureux fiston de corps et d’esprit – si peu !, pensant qu’un peu de perversité ne lui ferait pas de mal.

Ce malheureux Jésus, en effet, se débattait dans les affres de la plus désespérante pureté d’âme. Même son petit frère – d’adoption du moins, le gentil Satan – aussi appelé Belzébuth, voire Belzi pour les intimes – malgré son espièglerie débordante, quoiqu’artificielle (chacun sait vers qui tourner ses pensée, hein, créateur de toutes choses ?) et ses talents de chef scout reconnus (il faut quand même mettre à son actif la conversion de la terre entière à la rigouillardise la plus frénétique, mis à part certain(e)s obstiné(e)s chroniques, du type Marie de Nazareth) n’avait pas réussi à entacher la pure foi de Jésus, lavée tous les week-ends par son propriétaire avec Immaculée réception, la seule lessive agrée au Paradis (seulement 5 prières le kilo , avec en prime le cadeau Bonux : Dieu en stickers !!).
« Ce ne sera certes pas facile », se dit Dieu. « Mais cela ne lui ferait que du Bien » (comme on voit, Dieu, fidèle à ses principes, veillait au Bonheur de tous ses agneaux.) Sa décision était prise. « Et, pour une fois, ça va être drôle ; pas comme le jour où j’ai créé ces chérubins à la (biiiiiiiiiiiiiiiip), tous potelés à outrance avec des voix de castrats, brrrrr !! » Dieu réprima un frisson d’horreur rétrospectif. Il laissa tomber négligemment sa royale main et décrocha son téléphone – on n’avait pas encore d’Ericsson (Schling ! Schling ! Bonjour les petites royalties !) à l’époque.
« Amenez-moi Jésus, dit-il .
- On sait pas où il est, Seigneur .
– Cherchez dans l’Eglise, Bon Moi ! (NDA :Désolé . Je le ferais plus .)
– Ah…euh…On vient de me dire qu’il arrive, avec sa petite cour de gorets. »
Le préposé au téléphone n’aimait pas les chérubins non plus.
« Pouvez pas me les envoyer chez le Saint-Esprit, des fois ?
– Ben…Le problème, c’est qu’il en a marre que vous lui expédiez vos chérubins tout le temps, il dit qu’il a besoin de sommeil.
– C’est qui, Dieu, lui ou moi ?
– Compris, boss. » Avec un soupir, Dieu raccrocha.
A peine 30 secondes d’éternité après (soit pas grand-chose), Jésus arrivait.
« Bonjour, oh mon père, qui êtes – z – aux cieux, que vot…
- Oui, bon, ça va, on connaît, tout ça.
– Que me veux-tu ?
– Disons que j’ai comme une idée qui a germé dans ma tête ce matin.
- … » Jésus commençait à se méfier des idées de son père et créateur. Plus il vieillissait, plus il devenait hérétique. « Enfin ! Quand je pense qu’il en a encore pour une éternité à se dégrader comme ça ! Oh ! Papa ! Excusez-moi car j’ai péché en pensée, par action et par …» se dit Jésus. Dieu , qui n’ignorait rien des pensées de son fils – c’est pas pour rien qu’il est omniscient – le laissa terminer son action de grâce.
« Bon , t’as fini ? demanda-t-il pour la forme.
- Oui, Père.
- Voilà mon idée. Ca fait longtemps que personne n’est descendu ‘en bas’. »
Jésus eut un frémissement d’horreur. « En bas ? Mais, papa, c’est le royaume de Satan !
– Pense gentiment de ton petit frère. Mais justement, je trouve que ça se relâche un peu trop. Il faudrait que tu ailles réveiller un peu les fois (NDA: et pourquoi pas ?), ça se délite …Tu vois, genre ‘Visite de prestige’, et tout, et tout.»
 Dieu n’était pas qu’omniscient, il n’était aussi pas né du dernier Déluge ; il savait très bien ce qui pourrait motiver son garnement de fils.
Et ça marchait. Une ardeur missionnaire s’allumait dans les yeux de ladite progéniture. « Oui ! », dit-il avec feu, se levant si brusquement qu’il faillit faire tomber son auréole (dernier modèle , avec pare-soleil intégré). « J’irais et je convertirais le Monde ! » Dieu, le voyant, eut un pincement au cœur. « C’est qu’il serait capable d’y arriver, en plus. Bah ! j’aurais qu’à envoyer son petit frère en couverture ; il ne me refusera pas ce petit service.»
« Allez, va ! » dit-il à haute voix. « Tu as encore un peu d’éternité pour te préparer, il faut d’abord qu’on fasse quelques préparatifs, qu’on envoie un prophète, qu’on prépare l’incarnation, enfin, le topo habituel, quoi.
– Oui, père. » L’air ravi Jésus quitta la pièce sur un nuage (au sens propre.)
Dès que la porte se referma, Dieu décrocha le téléphone rouge (soigneusement caché sous un drap blanc , immaculé évidemment) et demanda Satan.
« Allô ! Vieux grigou ! comment va, P’pa ?
– Très bien, fiston. Dis donc ; t’as un peu de temps devant toi, là ?
– Toujours ! Toujours !
– Parce que figures-toi que j’ai réussi à décider ton grand frère à aller faire un tour sur terre, histoire de le dérider un peu.
– Non ! Comment t’as fait ? P’pa, je t’adore. On va bien rigoler. J’imagine que tu veux que je l’accompagne un peu, discrètement ? » Dieu sourit. Ce satané (oh pardon) sacré (non plus) enfin, ce diable (oh, zut, à la fin) de diable avait toujours tout compris très vite (parfois trop, d’ailleurs, mais c’est une autre histoire et je vous la raconterais pas. Non, non, pas la peine d'insister.)
« C’est exactement ça.
– Bon, bon, écoute, c’est sans problème. Tu L’envoie quand ?
– Bof, dans 10 jours éternels ? Et au fait, les majuscules me sont réservées à moi, et pas à lui !
– D’accord. Appelle tout de même pour confirmer.
– Allez , à plus tard. »
       Dieu raccrocha. Un sourire béat éclairait son visage majestueux. Il commençait déjà à ne plus s’embêter, et quelque chose lui disait que ça n’allait pas s’arrêter de sitôt.
Par Jean-Marie Benoist - Publié dans : Nouvelles
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Samedi 15 octobre 2005 6 15 /10 /2005 09:39
Tiré par sa seule curiosité, il voulait faire un peu de tout : sciences, économie, littérature… Alors les études ont été un peu vagabondes. Une terminale scientifique, suivie d’une prépa et de l’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, section ingénieurs. Trois ans et une sérieuse remise en question plus tard, décidant de couper au plus court, il met tout en œuvre pour arriver à devenir journaliste – le seul métier qui lui permette d’écrire, et de satisfaire sa curiosité galopante : contrairement à beaucoup d’autres, c’est une carrière où l’on peut ne pas rester confiné dans un domaine. Comme passerelle : une année d’économie et de sciences sociales, avant de suivre le cursus de l’Ecole Française de Journalisme.

Le même principe a gouverné le choix des stages : enrichir son expérience, pour être le plus adaptable et polyvalent possible – qualités qui lui semblent essentielles pour un journaliste. En 2005, pour commencer, la PHR (presse hebdomadaire régionale), dans le Val d’Oise : l’Echo-Le Régional, un moment de confrontation entre ses centres d’intérêts et ceux des lecteurs et de plongée dans la réalité du boulot : publier 72 pages par semaine, avec une équipe de moins de dix rédacteurs… Et, au bout du stage, la réalisation d’un dossier de 6 pages (sur les transports dans le Val d’Oise. Logique.) Ensuite, un quotidien national : France Soir, pour prendre le rythme. Prévu pour durer un mois, le stage sera rallongé de deux semaines, pour une enquête de trois pages sur le RER D. L'été - et pendant le mois de décembre -, un hebdomadaire financier, la Vie Financière, pour découvrir le monde bien spécifique de la Bourse. En 2006, il commence par un bref passage chez I>Télé, en janvier,puis enchaîne par un mois au service culture de La Croix. Vient enfin la fin des études, et avec elle le premier poste, à partir de septembre, à la Vie Immobilière, nouveau magazine mensue.

Et l’avenir ? Porté par ses goûts vers la culture, il veut finir critique d’art ou de cinéma, dans une trentaine d’année. Publier au moins un roman. Et entre-temps, il a bien l’intention de toucher à l’économie, à la politique, aux sciences… de tracer son chemin, de droite et de gauche, sur le sentier des écoliers.

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Par Jean-Marie Benoist - Publié dans : Nouvelles
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