| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
Le projet est somme toute assez simple : Michel Barnier propose de mutualiser les forces nationales déjà disponibles. Pas de création de nouvelles structures, mis à part un centre de commande européen, d’où opérerait un petit état-major pouvant mobiliser différents moyens (pompiers, techniciens, médecins, vaccinateurs, hôpitaux transportables...). Europe Aid sera donc composée d’unités nationales, qui en cas d’urgence et en fonction de la catastrophe, opèreraient ensemble tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Europe. Stationnées dans leurs locaux nationaux, ces unités continueront à faire leur travail localement, mais des exercices de coordination seraient programmés régulièrement. Cette force s’occupera de sept grands risques à la fois internes et externes à l’Europe : tremblements de terre et tsunami, incendies et feux de forêts, inondations et glissements de terrain, accidents industriels et nucléaires, attaques terroristes, catastrophes maritimes et grandes pandémies.
|
Une force de protection civile européenne ?
L’idée est récurrente depuis 1999, et c’est toujours le même homme que l’on retrouve derrière. Michel Barnier avait en effet proposé pour la première fois la création d’une force européenne de protection civile après les tremblements de terre ayant frappé la Grèce et la Turquie. L’Europe n’avait pas vraiment fait montre alors de sa capacité à agir en harmonie. Michel Barnier ressort son projet en 2004, après les attentats de Madrid, sans vraiment séduire plus, certains pays se montrant réticents à l’idée d’une force commune européenne. Mais le tsunami de 2004 et Katrina en 2005 vont changer la donne : pour le premier, une fois de plus, les Européens seront les premiers donateurs, mais sur le terrain, leur action est désordonnée, et la visibilité de l’aide américaine est bien plus grande. Pour le second, l’absence d’une interlocuteur unique à Bruxelles avait singulièrement compliqué la tâche des Américains... Aujourd’hui tant la Commission que le Parlement et le Conseil de l’UE sont convaincus de la nécessité de s’attaquer à ce problème. |
Commentaires