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    <title><![CDATA[the Discblog]]></title>
    <link>http://www.thediscblog.com/</link>
    <description>Un blog qui va, qui vient, d'actu importante ou non... </description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 22 Feb 2009 10:30:29 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 22 Feb 2009 10:30:29 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, Jean-Marie Benoist</copyright>            <category>Loisirs</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Une « démarche complètement stupide » ?]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2756738.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3" style="font-family: Times New Roman; font-weight: bold;">L&rsquo;info date du mardi 16 mai. Arm&eacute;s et cagoul&eacute;s, deux hommes ont fait irruption le 15 vers 22 heures dans une salle de r&eacute;union de la mairie de Saint-Denis, o&ugrave; ils ont menac&eacute; des &eacute;lus pour tenter d'obtenir des billets pour la finale de la Ligue des champions. </font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">C&rsquo;est le genre d&rsquo;actu qui circule dans les conversations, sur un ton rigolard : &ccedil;a a plus l&rsquo;air d&rsquo;une mauvaise farce que d&rsquo;un mini drame. Pascal Simonin, directeur g&eacute;n&eacute;ral du Stade de France, &eacute;videmment choqu&eacute; par cette &laquo; agression inadmissible &raquo;, l&rsquo;a qualifi&eacute;e de &laquo; d&eacute;marche compl&egrave;tement stupide &raquo;. Et pourtant.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">M&ecirc;me les victimes de l&rsquo;agression s&rsquo;y sont laiss&eacute;es prendre. &laquo; D'abord, tout le monde croyait que c'&eacute;tait un peu un gag, la mairie &eacute;tant ferm&eacute;e. Et puis, assez vite, tout le monde a compris que ce n'en &eacute;tait pas un &raquo;, a racont&eacute; Francis Langlade, adjoint au maire de Saint-Denis, sur LCI.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Les agresseurs n&rsquo;y sont en effet pas all&eacute; de main morte. Sous la menace de leurs armes, ils ont oblig&eacute; les treize personnes pr&eacute;sentes, dont plusieurs maires adjoints et conseillers municipaux, &agrave; se mettre &agrave; terre, allant jusqu'&agrave; placer des armes sur la tempe de certains de leurs otages en mena&ccedil;ant de tirer. Puis ils ont demand&eacute; o&ugrave; &eacute;tait le maire et o&ugrave; se trouvaient les places.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Constatant que le maire n&rsquo;&eacute;tait pas l&agrave; (en fait il se trouvait dans un bureau voisin) et que les tickets non plus, les deux inconnus finirent par s&rsquo;enfuir en emportant un t&eacute;l&eacute;phone portable. La police a alors &eacute;t&eacute; pr&eacute;venue.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Au final, tout cela n&rsquo;a rien d&rsquo;une farce, surtout quand on prend en consid&eacute;ration que le maire de Saint-Denis, Didier Paillard, dispose g&eacute;n&eacute;ralement de quelques invitations pour le Stade de France ; que ces places se n&eacute;gocient &agrave; plusieurs milliers d'euros sur internet, et que les mairies ne sont pas les b&acirc;timents publics les mieux prot&eacute;g&eacute;s.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Alors, compl&egrave;tement stupide, la d&eacute;marche ? L&rsquo;argument de Pascal Simonin, dans une interview sur France-Info, &eacute;tait qu&rsquo;un &laquo; billet est r&eacute;pertori&eacute; avec un code-barre, et &agrave; partir du moment o&ugrave; ce billet est r&eacute;pertori&eacute; comme vol&eacute;, la personne ne peut pas entrer dans le stade &raquo;. Mais rien n&rsquo;indique que les agresseurs voulaient des places pour eux&hellip;</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Alors certes, il pr&eacute;vient du m&ecirc;me coup tout ceux qui pourraient se laisser tenter par des places au noir, qui &laquo; s'exposent au risque d'avoir d&eacute;pens&eacute; beaucoup d'argent et de ne pas pouvoir entrer dans le stade &raquo;. Mais il y a fort &agrave; parier que les deux agresseurs auraient trouv&eacute; sans peine des acqu&eacute;reurs.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Au risque de me r&eacute;p&eacute;ter : alors, compl&egrave;tement stupide, la d&eacute;marche ? Ill&eacute;gale, violente, inadmissible si l&rsquo;on se met &agrave; la place des autorit&eacute;s, pas de doute l&agrave;-dessus (c&rsquo;est m&ecirc;me &eacute;tonnant que quelqu&rsquo;un n&rsquo;aie pas profit&eacute; du d&eacute;bat pour relancer le d&eacute;bat sur la violence &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision). Mais d&rsquo;un point de vue de truand, c&rsquo;est plut&ocirc;t bien trouv&eacute;.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Sauf s&rsquo;ils comptaient vraiment utiliser ces places pour y aller, bien s&ucirc;r&hellip;</font><br /></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 May 2006 14:00:25 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2756738.html</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2756738-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Samouraï du Crépuscule]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2732864.html</link>        <description><![CDATA[<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"> <font size="3"><span style="float: left; width: 123px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="113" height="150" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/affsamouraicrepuscule.jpg" /></span> de Yoji Yamada<br /> Titre original&nbsp;: <em class="spip">Tasogare Seibei - Seibei du cr&eacute;puscule</em><br /> 2002, Japon<br /> Avec Hiroyuki Sanada, Rie Miyazawa, Tetsuro Tanba<br /> Sorti le 10 mai, dur&eacute;e 2h 5min.<br /><br /><br /> Ne vous laissez pas abuser par l&rsquo;affiche. Si <em class="spip">Le Samoura&iuml; du Cr&eacute;puscule</em> parle bien d&rsquo;un de ces guerriers nippons, ce n&rsquo;est pas pour autant un film de sabre comme un autre. La patte de Yoji Yamada, r&eacute;alisateur de <em class="spip">La Servante et le Samoura&iuml;</em> (qui a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une <a class="spip_in" href="http://www.thediscblog.com/article-1374047.html">critique</a> dans ces pages), est clairement reconnaissable. Au-del&agrave; de sa condition, c&rsquo;est l&rsquo;homme qui l&rsquo;int&eacute;resse, en l&rsquo;occurrence Seibei Iguchi (Hiroyuki Sanada), samoura&iuml; de basse caste.</font></p>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"> </font></div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="3">Veuf, il doit s&rsquo;occuper seul de ses deux fillettes, de sa m&egrave;re malade. Comme il rentre toujours chez lui d&egrave;s la journ&eacute;e de travail finie, ses amis et voisins l&rsquo;ont surnomm&eacute; &quot;le Cr&eacute;puscule&quot;. C&rsquo;est alors que r&eacute;appara&icirc;t la belle Tomoe (Rie Miyazawa), son amour de jeunesse, qui a divorc&eacute; d&rsquo;un mari brutal. Un soir qu&rsquo;ils sont ensemble, l&rsquo;ex-mari, en &eacute;tat d&rsquo;ivresse, les surprend, et provoque Seibei en duel&nbsp;: ce dernier arrive n&eacute;anmoins &agrave; le vaincre avec une simple &eacute;p&eacute;e de bois (l&rsquo;un des deux combats du film). Une prouesse qui ne passera pas inaper&ccedil;ue...</font></font></p>
<font size="3"><br /> </font>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"> </font></div>
<div class="spip_documents spip_documents_center" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><font size="3"><img width="300" height="200" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/samouraicrepuscule.jpg" /></font> </font></div>
<div class="spip_doc_titre" style="text-align: center;"><font size="3"><font size="2"><strong>Seibei, p&egrave;re avant tout (Hiroyuki Sanada) &copy; CTV International</strong></font></font></div>
</div>
<font size="3"><br /> </font>
<div style="text-align: justify;"><font size="3">  </font></div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="3">Pourtant, Seibei n&rsquo;a pas la fibre guerri&egrave;re, loin de l&agrave;. C&rsquo;est un samoura&iuml;, certes, mais son travail est celui d&rsquo;un gestionnaire d&rsquo;entrep&ocirc;t, et il aspire &agrave; devenir paysan et &agrave; &eacute;lever amoureusement ses filles. Le film, &eacute;voluant &agrave; un rythme tranquille, s&rsquo;attarde sur ces moments pass&eacute;s en famille, qui constitueraient presque un documentaire sur la vie d&rsquo;un homme simple et droit &agrave; l&rsquo;aube de l&rsquo;&egrave;re Meiji. Le c&ocirc;t&eacute; potentiellement rasoir en moins.</font></font></p>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"> </font></div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="3">En effet, Yoji Yamada a le chic pour dessiner des h&eacute;ros attachants par leur humanit&eacute;, et surtout sait les filmer avec sensibilit&eacute;, tendresse et un humour l&eacute;ger irr&eacute;sistible. Impossible de ne pas s&rsquo;attacher &agrave; ce guerrier d&eacute;penaill&eacute; et sa famille, d&rsquo;autant que l&rsquo;interpr&eacute;tation est impeccable de justesse, y compris celle des excellents personnages secondaires. Touchante, dr&ocirc;le tout en &eacute;tant grave, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; aller voir l&rsquo;histoire de Seibei Iguchi,<em class="spip">Le Samoura&iuml; du Cr&eacute;puscule</em>... <br /><br /><span style="float: left; width: 76px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="66" height="115" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/lonesomejimdvd.jpg" /></span> Yoji Yamada s&rsquo;est en fait attel&eacute; &agrave; la r&eacute;alisation d&rsquo;une trilogie sur les samoura&iuml;s de conditions modestes. Il vient de terminer le troisi&egrave;me volume, <em class="spip">l&rsquo;&Acirc;me du Guerrier</em>. L&rsquo;opus num&eacute;ro deux, d&eacute;j&agrave; cit&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, vient juste de sortir en dvd&nbsp;: <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000EZ7UMW/qid%3D1147710663/402-8944579-2136965">La Servante et le Samourai</a>. Heureux hasard, un autre excellent film (voir la <a class="spip_in" href="http://www.thediscblog.com/article-1301148.html]">critique</a>) sorti &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode sort aussi en dvd&nbsp;: <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000EHSK2Y/qid%3D1147710972/402-8944579-2136965">Lonesome Jim</a>. Pr&eacute;cipitez-vous dessus, c&rsquo;est une perle... Et au passage, n&rsquo;oubliez pas de prendre <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000EHQSOG/qid=1147733742/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-8944579-2136965">Les Noces Fun&egrave;bres</a> de Tim Burton.</font>  </font></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 May 2006 03:09:27 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2732864.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2732864-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Construire lEurope par les ambassades...]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2705042.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="font-size: small; font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><strong>Michel Barnier a plaid&eacute; &agrave; Bruxelles, mardi 9 mai, pour la cr&eacute;ation d&rsquo;une force europ&eacute;enne de protection civile, baptis&eacute;e Europe Aid. Une id&eacute;e r&eacute;currente. Mais l&rsquo;ex-commissaire europ&eacute;en sugg&egrave;re de mutualiser les capacit&eacute;s consulaires. Une innovation qui, si elle se r&eacute;alisait, pourrait &ecirc;tre le premier pas vers une v&eacute;ritable coop&eacute;ration politique entre les &eacute;tats de l&rsquo;Union.<br /></strong></font></div><br>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3"> Le projet est somme toute assez simple&nbsp;: Michel Barnier propose de mutualiser les forces nationales d&eacute;j&agrave; disponibles. Pas de cr&eacute;ation de nouvelles structures, mis &agrave; part un centre de commande europ&eacute;en, d&rsquo;o&ugrave; op&eacute;rerait un petit &eacute;tat-major pouvant mobiliser diff&eacute;rents moyens (pompiers, techniciens, m&eacute;decins, vaccinateurs, h&ocirc;pitaux transportables...). Europe Aid sera donc compos&eacute;e d&rsquo;unit&eacute;s nationales, qui en cas d&rsquo;urgence et en fonction de la catastrophe, op&egrave;reraient ensemble tant &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de l&rsquo;Europe. Stationn&eacute;es dans leurs locaux nationaux, ces unit&eacute;s continueront &agrave; faire leur travail localement, mais des exercices de coordination seraient programm&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement. Cette force s&rsquo;occupera de sept grands risques &agrave; la fois internes et externes &agrave; l&rsquo;Europe&nbsp;: tremblements de terre et tsunami, incendies et feux de for&ecirc;ts, inondations et glissements de terrain, accidents industriels et nucl&eacute;aires, attaques terroristes, catastrophes maritimes et grandes pand&eacute;mies.</font></p><br>
<span style="float: left; width: 360px;"></span><span style="float: left; width: 360px;">
<div class="encadre" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="2"><span class="spip"></span></font></font>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<font size="2"><span class="spip">
<table width="350" cellspacing="1" cellpadding="1" border="1">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="text-align: justify;">
            <div class="encadre"> <strong class="spip">Une force de protection civile europ&eacute;enne&nbsp;?</strong>
            <p class="spip">L&rsquo;id&eacute;e est r&eacute;currente depuis 1999, et c&rsquo;est toujours le m&ecirc;me homme que l&rsquo;on retrouve derri&egrave;re. Michel Barnier avait en effet propos&eacute; pour la premi&egrave;re fois la cr&eacute;ation d&rsquo;une force europ&eacute;enne de protection civile apr&egrave;s les tremblements de terre ayant frapp&eacute; la Gr&egrave;ce et la Turquie. L&rsquo;Europe n&rsquo;avait pas vraiment fait montre alors de sa capacit&eacute; &agrave; agir en harmonie. Michel Barnier ressort son projet en 2004, apr&egrave;s les attentats de Madrid, sans vraiment s&eacute;duire plus, certains pays se montrant r&eacute;ticents &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une force commune europ&eacute;enne. Mais le tsunami de 2004 et Katrina en 2005 vont changer la donne&nbsp;: pour le premier, une fois de plus, les Europ&eacute;ens seront les premiers donateurs, mais sur le terrain, leur action est d&eacute;sordonn&eacute;e, et la visibilit&eacute; de l&rsquo;aide am&eacute;ricaine est bien plus grande. Pour le second, l&rsquo;absence d&rsquo;une interlocuteur unique &agrave; Bruxelles avait singuli&egrave;rement compliqu&eacute; la t&acirc;che des Am&eacute;ricains... Aujourd&rsquo;hui tant la Commission que le Parlement et le Conseil de l&rsquo;UE sont convaincus de la n&eacute;cessit&eacute; de s&rsquo;attaquer &agrave; ce probl&egrave;me.</p>
            </div>
            <font size="2"><span class="spip"></span></font></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span></font><strong class="spip"><br /></strong></div>
</span>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;">Jusqu&rsquo;ici rien de vraiment nouveau (voir encadr&eacute;), d&rsquo;autant plus que l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une force multi-nationale humanitaire est &agrave; la mode&nbsp;: l&rsquo;OTAN se penche en ce moment sur le sujet. Mais le tsunami de d&eacute;cembre 2004 a soulev&eacute; un nouveau probl&egrave;me li&eacute; aux grandes catastrophes naturelles&nbsp;: l&rsquo;in&eacute;galit&eacute; des repr&eacute;sentations nationales &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, autrement dit des ambassades. Michel Barnier sugg&egrave;re donc de mutualiser aussi les capacit&eacute;s consulaires, pour que les citoyens europ&eacute;ens frapp&eacute;s par une catastrophe &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger puissent s&rsquo;adresser &agrave; n&rsquo;importe quel consulat d&rsquo;un pays de l&rsquo;UE. Des &eacute;quipes consulaires &laquo;&nbsp;volantes&nbsp;&raquo; r&eacute;unissant les pays de l&rsquo;Union seraient form&eacute;es, pr&ecirc;tes &agrave; partir en cas de catastrophe. En pratique, cela revient &agrave; constituer les premi&egrave;res bases d&rsquo;un corps diplomatique europ&eacute;en. L&rsquo;id&eacute;e de n&rsquo;avoir plus qu&rsquo;un seul interlocuteur &agrave; Bruxelles pour toute l&rsquo;aide communautaire va dans le m&ecirc;me sens&nbsp;: vers un Minist&egrave;re des Affaires Etrang&egrave;res Europ&eacute;en.</span><br clear="all" style="font-family: Times New Roman;" /></font>  <br /></div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 May 2006 02:35:34 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2705042.html</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2705042-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[C.R.A.Z.Y.]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2680165.html</link>        <description><![CDATA[<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"> <font size="3"><span style="float: left; width: 123px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="113" height="150" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/affcrazy.jpg" /></span> de Jean-Marc Vall&eacute;e<br /> 2005, Canada<br /> Avec Michel Cote, Marc-Andr&eacute; Grondin, Danielle Proulx<br /> Sorti le 3 mai, dur&eacute;e 2h09min.<br /><br /><br /> Le point de d&eacute;part de CRAZY fait penser &agrave; une sitcom am&eacute;ricaine. Une famille nombreuse, p&egrave;re un peu d&eacute;pass&eacute; et m&egrave;re d&eacute;bordante d&rsquo;amour, avec comme descendance des gar&ccedil;ons aux caract&egrave;res d&eacute;finis d&rsquo;un trait&nbsp;: l&rsquo;intello, le sportif, le rebelle grande gueule ou encore &laquo;&nbsp;l&rsquo;ennemi&nbsp;&raquo; suivant le h&eacute;ros, Zachary, quatri&egrave;me larron en qu&ecirc;te d&rsquo;identit&eacute;, et enfin Bouboule, dernier arriv&eacute;. De cette longue liste d&eacute;coulent deux des reproches que l&rsquo;on pourra faire &agrave; ce film&nbsp;: mis &agrave; part le h&eacute;ros, les personnages sont un peu convenus, n&rsquo;&eacute;volueront pas vraiment de leurs cases, et certains sont un peu d&eacute;laiss&eacute;s. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che qu&rsquo;ils sont bien dessin&eacute;s (notamment le p&egrave;re, qui entonne Aznavour d&egrave;s qu&rsquo;il le peut), et que le fonctionnement de cette cellule familiale hors norme est savoureux (au-del&agrave; du plaisir imm&eacute;diat d&rsquo;entendre du qu&eacute;b&eacute;cois).</font>  </p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<br />
<div class="spip_documents spip_documents_center" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="300" height="200" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/crazy.jpg" /></font> </div>
<div class="spip_doc_titre" style="text-align: center;"><font size="2"><strong>Marc-Andr&eacute; Grondin &copy; Oc&eacute;an Films</strong></font></div>
</div>
<br />
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3">Le choix de l&rsquo;&eacute;poque travers&eacute;e n&rsquo;y est pas pour rien&nbsp;: Zachary est n&eacute; le 25 d&eacute;cembre 1960, et le film le suit jusqu&rsquo;&agrave; ses vingt ans et quelques, l&rsquo;accompagnant dans sa recherche d&rsquo;identit&eacute;. Dans une famille o&ugrave; tous les extr&ecirc;mes sont occup&eacute;s, il va osciller, entre Pink Floyd, Bowie, le punk, le baroudeur, un peu tout en fait, entre les bornes que constituent les autres membres de sa famille. Les dialogues font souvent mouche, les retournements de situations aussi, tant comiques que plus intimes. Car Jean-Marc Vall&eacute;e n&rsquo;oublie pas d&rsquo;explorer aussi ces moments secrets, comme celui o&ugrave; le p&egrave;re fait face &agrave; ses limites en tant qu&rsquo;homme, incapable d&rsquo;accepter que Zachary puisse &ecirc;tre homosexuel. Car ce dernier, camp&eacute; par un excellent Marc-Andr&eacute; Grodin, sous ses dehors un peu excentriques, est somme toute normal suivant les crit&egrave;res paternels, et sous cette normalit&eacute;, se demande s&rsquo;il n&rsquo;est pas &lsquo;fif&rsquo; (pour &lsquo;fifille&rsquo;, traduit dans les sous-titres - car il y a des sous-titres &agrave; certains moments - par &lsquo;tapette&rsquo;). En parall&egrave;le, les sc&egrave;nes entre Zachary et sa m&egrave;re fournissent des petits havres d&rsquo;amour paisibles, o&ugrave; le r&eacute;alisateur se permet de glisser quelques questions sur la foi. De tous ces diff&eacute;rents fils, Jean-Marc Vall&eacute;e arrive &agrave; tisser une chronique r&eacute;ussie, m&ecirc;me si elle n&rsquo;est pas tr&egrave;s originale, d&eacute;faut compens&eacute; en partie par une b.o. aux petits oignons. <br /><br /><span style="float: left; width: 91px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="81" height="113" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/jesusmontrealdvd.jpg" /></span>Le cin&eacute;ma canadien et plus sp&eacute;cifiquement qu&eacute;b&eacute;cois est rare sur nos &eacute;crans. Seuls deux films se sont fait remarquer (et &agrave; juste titre), <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0006OBUUE/qid=1147255679/sr=8-4/ref=sr_8_xs_ap_i4_xgl14/402-8944579-2136965">Le d&eacute;clin de l&rsquo;empire am&eacute;ricain et sa suite, les Invasions barbares</a>, du r&eacute;alisateur Denys Arcand. Il  a &eacute;galement dirig&eacute; l&rsquo;excellent <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0001JZH4O/qid%3D1147256448/402-8944579-2136965">J&eacute;sus de Montr&eacute;al</a>, qu&rsquo;on a pu voir sur nos t&eacute;l&eacute;visions en France.</font>  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 10 May 2006 14:40:05 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2680165.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2680165-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Transamerica]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2622658.html</link>        <description><![CDATA[<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"> <font size="3"><span class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 123px;"><img width="113" height="150" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/afftransamerica.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></span> de Duncan Tucker<br /> 2004, Etats-Unis<br /> Avec Felicity Huffman, Kevin Zegers, Fionnula Flanagan<br /> Sorti le 26 avril, dur&eacute;e 1h43<br /><br /><br /> Une vir&eacute;e en voiture, pr&eacute;texte &agrave; une r&eacute;conciliation entre un p&egrave;re et son fils&nbsp;: le road movie classique. Sauf qu&rsquo;ici le p&egrave;re est d&eacute;sormais une femme, Bree (Felicity Huffman), qui vit dans une petite maison en Californie, travaille dans le t&eacute;l&eacute;marketing, s&rsquo;habille tr&egrave;s rose, tailleur et chapeau, et qui ne pense qu&rsquo;&agrave; une chose&nbsp;: achever sa transformation. Car Bree a encore un p&eacute;nis, et l&rsquo;op&eacute;ration finale, qu&rsquo;elle attend depuis trois ans, va enfin avoir lieu dans une semaine, &agrave; Los Angeles, si elle obtient le certificat n&eacute;cessaire.</font>  </p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Mais un coup de fil l&rsquo;informe qu&rsquo;elle a un fils, en prison &agrave; New York. Et que la m&egrave;re de ce dernier est morte. Bree tente d&rsquo;ignorer le probl&egrave;me mais sa psychoth&eacute;rapeute la force &agrave; s&rsquo;y confronter&nbsp;: sinon, pas de certificat... Elle lib&egrave;re, en se faisant passer pour une b&eacute;n&eacute;vole religieuse (et pour une caution de un dollar), Toby, adulescent rebelle aux penchants gay, qui a pour ambition de se teindre les cheveux en blond pour tourner des films X &agrave; L.A. Elle veut s&rsquo;en d&eacute;barrasser au plus vite, mais les &eacute;v&eacute;nements vont en d&eacute;cider autrement.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<br />
<div style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip_documents spip_documents_center">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="300" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/transamerica.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></font> </div>
<div style="text-align: center;" class="spip_doc_titre"><font size="2"><strong>Felicity Huffman et Kevin Zegers &copy; Bac Films</strong></font></div>
</div>
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<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3"><em class="spip">Transamerica</em> regorge de coups de th&eacute;&acirc;tre, retournements de situation, qui &eacute;videmment tournent beaucoup autour de la transsexualit&eacute;. Mais le film ne devient jamais lourd, ni pesant. Duncan Tucker ne remet pas une fois en question le choix de Bree ex-Stanley, ce qui lui permet m&ecirc;me un humour vache terriblement efficace. Qui plus est, les deux acteurs principaux sont &eacute;blouissants, particuli&egrave;rement Felicity Huffman. Elle impose une voix, une silhouette &agrave; la fois fine et un peu gauche, sugg&eacute;rant une lutte permanente contre des restes de masculinit&eacute; dans les attitudes, tout en &eacute;tant d&rsquo;une sobri&eacute;t&eacute; exemplaire (elle a d&rsquo;ailleurs re&ccedil;u le Golden Globe de la meilleure actrice pour ce r&ocirc;le).</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Le film atteint des sommets de dr&ocirc;lerie quand, au pire de leurs errances, sans voiture, sans bagages, le duo fait escale chez les parents de Bree, un couple de Texans bourgeois et normatifs&nbsp;: m&egrave;re &eacute;touffante, p&egrave;re absent, s&oelig;ur ex-alcoolique... Mais le film ne tourne jamais &agrave; la farce, sachant garder un &eacute;quilibre entre &eacute;motion et rel&acirc;chement, port&eacute; par l&rsquo;optimisme du r&eacute;alisateur qui promeut une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; enfin l&rsquo;on accepte les autres sans se sentir agress&eacute;, cela sans jamais que le film ne deviennent un dossier sur la transsexualit&eacute;. L&eacute;ger, &eacute;mouvant, soutenu par une bande originale extr&ecirc;mement bien choisie, <em class="spip">Transamerica</em> ne va pas manquer de vous s&eacute;duire.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3"><span class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 93px;"><img width="83" height="115" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/kikujirodvd.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></span> Le road movie est un genre souvent visit&eacute;. Nombre de grands r&eacute;alisateurs s&rsquo;y sont frott&eacute;, le plus souvent en contournant les canons du genre, donnant naissance &agrave; de vrais bijoux. Je ne saurais trop vous conseiller les films suivants&nbsp;: <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000E5OAYS/qid%3D1146583444/402-5900969-2347331" class="spip_out">Broken Flowers</a> de Jim Jarmusch, l&rsquo;ind&eacute;modable <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000063625/qid=1146583394/sr=2-1/ref=sr_2_11_1/402-5900969-2347331" class="spip_out">Thelma et Louise</a> de Ridley Scott, et deux chefs-d&rsquo;&oelig;uvre indiscutables, <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00008ARDW/qid=1146583491/sr=1-1/ref=sr_1_10_1/402-5900969-2347331" class="spip_out">la Ballade Sauvage</a> de Terence Malick, et <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00006B68S/qid=1146583577/sr=1-1/ref=sr_1_10_1/402-5900969-2347331" class="spip_out">l&rsquo;&Eacute;t&eacute; de Kikujiro</a> de Takeshi Kitano.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 04 May 2006 12:52:01 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2622658.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2622658-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[V pour Vendetta]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2525620.html</link>        <description><![CDATA[<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"> <font size="3"><span style="float: left; width: 123px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="113" height="150" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/affv.jpg" /></span> de James McTeigue<br /> Titre original&nbsp;: V for Vendetta<br /> 2005, Etats-Unis<br /> Avec Natalie Portman, Hugo Weaving, Stephen Rea<br /> Sorti le 19 avril, dur&eacute;e 2h 10 <br /><br /> Dr&ocirc;le de m&eacute;lange que ce <span style="font-style: italic;">V pour Vendetta</span>, &agrave; la fois thriller de science-fiction, histoire d&rsquo;amour, et br&ucirc;lot politique. Inspir&eacute; d&rsquo;une bande dessin&eacute; anglaise des ann&eacute;es 80 (en plein Thatch&eacute;risme), on y retrouve &eacute;videmment la figure du h&eacute;ros solitaire, qui va se trouver une partenaire. Sauf qu&rsquo;ici V (Hugo Weaving) n&rsquo;est pas un superh&eacute;ros. L&rsquo;homme qui restera cach&eacute; derri&egrave;re son d&eacute;guisement de Guy Fawkes (Anglais c&eacute;l&egrave;bre pour avoir tent&eacute; de faire sauter le Parlement, pendu le 5 novembre 1605, et dont l&rsquo;effigie est br&ucirc;l&eacute;e traditionnellement tous les ans &agrave; cette date) a certes des r&eacute;flexes plus rapides que la moyenne, mais il se sert plus de son cerveau que de ses muscles.</font> </p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3">Cela fait une grande partie de son charme, ind&eacute;niable, comme son &eacute;locution, entre po&eacute;sie et efficacit&eacute;. S&rsquo;il garde en permanence son masque &agrave; l&rsquo;&eacute;trange sourire, ce n&rsquo;est pas seulement parce que c&rsquo;est un grand br&ucirc;l&eacute;. C&rsquo;est aussi parce que l&rsquo;homme s&rsquo;est effac&eacute; derri&egrave;re les id&eacute;es qu&rsquo;il soutient, id&eacute;es politiquement proches de l&rsquo;anarchie dans l&rsquo;&oelig;uvre originale, ici temp&eacute;r&eacute;es par les sc&eacute;naristes, qui ne sont autres que les fr&egrave;res Wachowski. Ces derniers ont &eacute;videmment apport&eacute; d&rsquo;autres l&eacute;g&egrave;res modifications &agrave; l&rsquo;histoire originale, notamment pour rendre certains d&eacute;bats plus actuels, mais que les fans de la BD se rassurent, l&rsquo;essentiel (et un peu plus) est l&agrave;.</font></p>
<br />
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div class="spip_documents spip_documents_center" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="300" height="200" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/v.jpg" /></font> </div>
<div class="spip_doc_titre" style="text-align: center;"><font size="2"><strong>Un look tr&egrave;s dat&eacute; pour V, qui renforce encore son c&ocirc;t&eacute; isol&eacute; et d&eacute;cal&eacute; (Natalie Portman et Hugo Weaving) &copy; Warner Bros.</strong></font></div>
</div>
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<div style="text-align: justify;">  </div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3">L&rsquo;Angleterre est devenu un &eacute;tat polic&eacute; &agrave; outrance, dirig&eacute; par un &lsquo;Haut Chancelier&rsquo; dont l&rsquo;accession au pouvoir, par les urnes, s&rsquo;est fait sur les th&egrave;mes de la peur et de la s&eacute;curit&eacute;. V est le seul &eacute;l&eacute;ment &agrave; lui r&eacute;sister ouvertement. Mais, d&rsquo;une certaine fa&ccedil;on un produit de ce r&eacute;gime monstrueux, il est lui-m&ecirc;me devenu un monstre pour le combattre, poursuivant sa vengeance d&rsquo;une fa&ccedil;on implacable - ce n&rsquo;est pas un hasard si son film pr&eacute;f&eacute;r&eacute; est <span style="font-style: italic;">Le Comte de Monte-Christo</span>.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p class="spip" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3">La pr&eacute;sence d&rsquo;Evey (Natalie Portman), jeune fille qu&rsquo;il sauve un soir et qui deviendra, par la force des choses (et des arguments), son assistante, va entra&icirc;ner chez lui cette prise de conscience. Par-dessus tout cela, se greffe l&rsquo;enqu&ecirc;te de l&rsquo;inspecteur Finch (tr&egrave;s bon Stephen Rea), charg&eacute; du cas V, qui va en d&eacute;couvrir plus qu&rsquo;il ne l&rsquo;escomptait... Servi par une r&eacute;alisation dynamique, pas forc&eacute;ment inventive mais parfaitement ma&icirc;tris&eacute;e de James McTeigue (assistant des fr&egrave;res W. sur la trilogie <span style="font-style: italic;">Matrix</span>), <span style="font-style: italic;">V pour Vendetta</span> d&eacute;tonne par sa forme et son discours (les Am&eacute;ricains, subtils comme ils savent l&rsquo;&ecirc;tre, ont vu dans le film une apologie du terrorisme), attire par son m&eacute;lange des genres, et convainc gr&acirc;ce &agrave; des sc&egrave;nes d&rsquo;une force ind&eacute;niable. <br /><br /><span style="float: left; width: 91px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="81" height="115" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/vendettacomic.jpg" /></span> Je ne saurais trop vous conseiller la lecture du comic &agrave; l&rsquo;origine du film, et qui porte le m&ecirc;me titre, <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2840552639/qid=1145844806/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-6022394-2149831">V pour Vendetta</a>, d&rsquo;Alan Moore et David Lloyd. Les dessins sont un peu dat&eacute;s, mais l&rsquo;intrigue, plus foisonnante et fouill&eacute;e que celle du film (plus politique aussi), et la narration inventive en font un classique. Par ailleurs, si par extraordinaire vous n&rsquo;&ecirc;tes pas all&eacute; voir <span style="font-style: italic;">OSS 117</span> malgr&eacute; les critiques &eacute;logieuses qu&rsquo;il a re&ccedil;u, courrez-y, c&rsquo;est l&rsquo;un des films fran&ccedil;ais les plus dr&ocirc;le de ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es - surtout si, comme moi, vous avez pendant votre enfance vu un nombre consid&eacute;rable de James Bond premi&egrave;re &eacute;poque...</font>  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Apr 2006 06:05:41 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2525620.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2525620-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[April Snow]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2480769.html</link>        <description><![CDATA[<p class="spip" style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;"> <font size="3"><span style="float: left; width: 123px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="113" height="150" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/affaprilsnow.jpg" /></span> de Jin-Ho Hur<br /> Titre original&nbsp;: Oechul - Sortir<br /> 2005, Cor&eacute;e du Sud<br /> Avec Ye-jin Son, Yong-jun Bae, Sang-Hyo Lim<br /> Sorti le 12 avril, dur&eacute;e&nbsp;: 1h 45<br /><br /><br /> La naissance d&rsquo;un amour improbable et, en un sens, interdit&nbsp;: le th&egrave;me d&rsquo;<em class="spip">April Snow</em> n&rsquo;est pas neuf dans le cin&eacute;ma. Mais le nouveau film de Jin-Ho Hur, malgr&eacute; des longueurs, impose sa finesse de traitement et de ton, aid&eacute; en cela par des interpr&egrave;tes lumineux. Venant d&rsquo;apprendre que sa femme a eu un accident de voiture, In-Su (Bae Yong-Joon) se rend sur la c&ocirc;te est de la Cor&eacute;e du Sud. &Agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital, il rencontre Seo-Young (Son Ye-Jin), qui se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre l&rsquo;&eacute;pouse d&rsquo;un homme qui lui aussi &eacute;tait dans la voiture. Fouillant leurs affaires, ils vont se rendre compte que leurs conjoints respectifs entretenaient une liaison.</font>  </p>
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<div style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;"> </div>
<div class="spip_documents spip_documents_center" style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="300" height="200" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/aprilsnow.jpg" /></font> </div>
<div class="spip_doc_titre" style="text-align: center;"><font size="2"><strong>Bae Yong-jun et Son Ye-jin &copy; Pretty Pictures</strong></font></div>
</div>
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<div style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;">  </div>
<p class="spip" style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;"><font size="3">R&eacute;unis dans le m&ecirc;me trou perdu, dans le m&ecirc;me h&ocirc;tel, et surtout reli&eacute;s par ce sentiment d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; trahis, In-Su et Seo-Young vont progressivement faire connaissance. Au fil de rencontres dans les halls vides et impersonnels de l&rsquo;h&ocirc;pital, dans le couloir de l&rsquo;h&ocirc;tel, une affection va na&icirc;tre, puis un amour, que va compliquer le r&eacute;veil de la femme d'In-Su. Sur pareille trame on aurait pu craindre une romance &agrave; l&rsquo;eau de rose comme en produit r&eacute;guli&egrave;rement le cin&eacute;ma cor&eacute;en. Mais <em class="spip">April Snow</em> &eacute;vite tous les &eacute;cueils pour &eacute;voquer, avec l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, la souffrance et le r&eacute;veil de deux &ecirc;tres.</font></p>
<div style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;"> </div>
<p class="spip" style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;"><font size="3">Pas de grandes discussions morales&nbsp;: le film se concentre sur les regards, les gestes esquiss&eacute;s, sur des &eacute;changes de propos brefs et innocents presque mais qui de fait sont beaucoup plus r&eacute;v&eacute;lateurs sur les sentiments des deux protagonistes. C&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; toute la qualit&eacute; des interpr&egrave;tes joue. Fragiles, et dens&eacute;ment humains, ils rendent signifiante la plus anodine des attitudes par leur finesse de jeu. Du coup, malgr&eacute; son rythme un peu lent (plus sensible dans la deuxi&egrave;me partie du film, apr&egrave;s le r&eacute;veil de la femme), <em class="spip">April Snow</em> fascine. Il d&eacute;crit &agrave; la perfection les flux et reflux de la douleur, de la solitude, et la t&acirc;tonnante gu&eacute;rison qui les accompagne, cheminement ici entrecrois&eacute; avec celui qui m&egrave;ne du sentiment de revanche et de trahison &agrave; l&rsquo;acceptation de la relation des deux amants, les anciens comme les nouveaux. Un petit bijou de d&eacute;licatesse. <br /><br /><span style="float: left; width: 92px;" class="spip_documents spip_documents_left"><img width="82" height="115" alt="(JPG)" style="border-width: 0px;" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cinema2/sassygirldvd.jpg" /></span> Pour ceux qui veulent s&rsquo;int&eacute;resser au renouveau du cin&eacute;ma romantique cor&eacute;en, appel&eacute; localement <a class="spip_out" href="http://english.tour2korea.com/hellohallyu/index.asp">hallyu</a> (site officiel cor&eacute;en sur le sujet, mais en anglais), dirigez-vous vers le film qui a relanc&eacute; le genre&nbsp;: <a class="spip_out" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0009FVSLG/qid=1145433936/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-6022394-2149831">My Sassy Girl</a>, de Kwak Jae-young. Mais c&rsquo;est une com&eacute;die romantique, pas un film &laquo;&nbsp;suspendu&nbsp;&raquo;, comme April Snow ou Locataires (que j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; recommand&eacute;, mais toute occasion est bonne...)</font>   </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 Apr 2006 11:03:38 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2480769.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2480769-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et si le CPE relançait la France dans l'Europe ?]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2425231.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="font-size: small; font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><strong>Les politiciens fran&ccedil;ais ont une mauvaise habitude&nbsp;: rendre l&rsquo;Union Europ&eacute;enne responsable de toute r&eacute;forme impopulaire, avort&eacute; ou r&eacute;ussie. Ce qui a sans conteste jou&eacute; dans le rejet de la Constitution, le 29 mai 2005. Mais pour une fois, Chirac n&rsquo;a pas pu bl&acirc;mer l&rsquo;Europe pour le fiasco du CPE. La mesure s&rsquo;inscrivait pourtant dans l&rsquo;esprit, lib&eacute;ral, des mesures de Lisbonne. Logiquement, les syndicats de l&rsquo;Union ont soutenu le mouvement de protestation, remettant Paris au centre de la sc&egrave;ne europ&eacute;enne.</strong></font></div>
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<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3"> S&rsquo;il est une chose que les Fran&ccedil;ais ont tendance &agrave; oublier ces derniers temps, c&rsquo;est l&rsquo;Europe. C&rsquo;est du moins l&rsquo;impression que donne leur comportement depuis quelques ann&eacute;es. Sans parler du rejet de la Constitution, le &laquo;&nbsp;patriotisme &eacute;conomique&nbsp;&raquo; en est un bon exemple. Le d&eacute;cret anti-OPA, adopt&eacute; par le gouvernement Villepin, paru fin d&eacute;cembre au Journal officiel, impose des restrictions aux investissements &eacute;trangers dans onze secteurs jug&eacute;s strat&eacute;giques. Mesure d&rsquo;autant plus hypocrite que la France est une des plus grosse acheteuses d&rsquo;entreprises &eacute;trang&egrave;res, et qui fait d&rsquo;ailleurs l&rsquo;objet d&rsquo;une proc&eacute;dure d&rsquo;infraction lanc&eacute;e par Bruxelle. Le CPE, d&rsquo;une autre fa&ccedil;on, en t&eacute;moigne aussi.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">M&ecirc;me si aucun texte europ&eacute;en n&rsquo;imposait le CPE tel qu&rsquo;&eacute;dict&eacute; par Villepin, il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;il est dans le direct prolongement des directives de l&rsquo;Union. Particuli&egrave;rement celles du Pacte europ&eacute;en pour la jeunesse, adopt&eacute; par le Conseil il y a un an &agrave; la demande entre autre de la France, qui avait pour objectif notamment d&rsquo;am&eacute;liorer &laquo;&nbsp;l&rsquo;insertion professionnelle et sociale des jeunes&nbsp;&raquo;. Autrement dit, de r&eacute;duire le ch&ocirc;mage des jeunes. Mais au-del&agrave; de cela, le CPE s&rsquo;inscrit dans la droite ligne de la strat&eacute;gie de Lisbonne, adopt&eacute;e en 2000 par l&rsquo;Union pour relancer l&rsquo;emploi et la croissance. Strat&eacute;gie dont les orientations actuelles, en mati&egrave;re d&rsquo;emploi, pr&eacute;voient non seulement qu&rsquo;ils doivent am&eacute;liorer la capacit&eacute; d&rsquo;adaptation des travailleurs et des entreprises, mais aussi qu&rsquo;ils doivent accro&icirc;tre la flexibilit&eacute; des march&eacute;s du travail pour aider l&rsquo;Europe &agrave; s&rsquo;adapter aux restructurations et &agrave; l&rsquo;&eacute;volution des march&eacute;s. </font></p>
<span style="float: left; width: 360px;"> </span><span style="float: left; width: 360px;">
<div class="encadre" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="2"><span class="spip"></span></font></font>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<font size="3"><font size="2"><span class="spip">
<table width="350" cellspacing="1" cellpadding="1" border="1">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="text-align: justify;"><font style="font-weight: bold;"><span class="spip"><font size="2">Du caract&egrave;re &eacute;conomique des acquis sociaux <br /></font></span></font><font size="2"><span class="spip"><em class="spip">opinion</em><br />&Agrave; quoi sert une entreprise, quelle est sa fonction premi&egrave;re&nbsp;? Aussi &eacute;tonnant que cela puisse para&icirc;tre, ce n&rsquo;est pas de fournir du travail. C&rsquo;est de d&eacute;gager un profit pour ses propri&eacute;taires. Pour ce faire, il faut &ecirc;tre comp&eacute;titif&nbsp;: c&rsquo;est la r&egrave;gle du jeu. De plus, dans un syst&egrave;me qui respecte la notion de priv&eacute;, on ne peut pas forcer une entreprise &agrave; embaucher, et en toute logique on devrait pas pouvoir l&rsquo;emp&ecirc;cher de licencier, surtout pour motifs &eacute;conomiques&nbsp;: apr&egrave;s tout, c&rsquo;est sa raison d&rsquo;&ecirc;tre. L&rsquo;humanit&eacute; &eacute;tant ce qu&rsquo;elle est, &agrave; savoir qu&rsquo;il y aura toujours des profiteurs et des vertueux, et que dans ce domaine il est nettement plus rentable d&rsquo;&ecirc;tre parmi les premiers, laisser une totale libert&eacute; d&rsquo;agir en mati&egrave;re de licenciement revient &agrave; ouvrir la porte &agrave; tous les abus. Des garde-fous se sont impos&eacute;s&nbsp;: les acquis sociaux. Mais ceux-ci n&rsquo;apparaissent que dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;&eacute;conomie du pays peut se le permettre, car ils ont un co&ucirc;t, loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable. Ils sont particuli&egrave;rement importants et rigides en France, question de culture, pourrait-on dire, dans un soci&eacute;t&eacute; qui tente l&rsquo;impossible conciliation entre libert&eacute;, &eacute;galit&eacute; et fraternit&eacute;... L&agrave; o&ugrave; le b&acirc;t blesse, c&rsquo;est quand certains de ces acquis ressemblent &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; des privil&egrave;ges, comme la retraite &agrave; cinquante ans pour les cheminots roulants de la SNCF (cinquante-cinq ans pour les autres). Tous ces avantages datent d&rsquo;une p&eacute;riode de croissance. En p&eacute;riode de crise - car la France est en crise - un tri ne serait-il pas n&eacute;cessaire&nbsp;?</span></font></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span></font><strong class="spip"><br /></strong></font></div>
</span>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;"> Flexibilit&eacute;&nbsp;: le mot est l&acirc;ch&eacute;. Le terme, assimil&eacute; &agrave; pr&eacute;carit&eacute; par un nombre impressionnant de jeunes (qui d&eacute;clarent en grande majorit&eacute; vouloir devenir fonctionnaires), est celui qui a enflamm&eacute; le d&eacute;bat, et qui a retenu l&rsquo;attention des voisins europ&eacute;ens de la France. Les manifestations sont apparues surtout comme un refus de souscrire aux r&egrave;gles du &laquo;&nbsp;lib&eacute;ralisme&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est autour de cet enjeu que la plupart des syndicats europ&eacute;ens envoient des signes d&rsquo;encouragement aux manifestants fran&ccedil;ais, comme la Conf&eacute;d&eacute;ration Europ&eacute;enne des Syndicats, qui a particip&eacute; &agrave; la manifestation du 4 avril. Par la gr&acirc;ce de fonctionnaires pr&ecirc;ts &agrave; paralyser un pays, Paris appara&icirc;t comme l&rsquo;endroit en Europe o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;fend le mieux l&rsquo;Europe sociale. Une l&eacute;gitimit&eacute; inesp&eacute;r&eacute;e qui peut donner l&rsquo;occasion &agrave; la France de retrouver une place dans la d&eacute;marche europ&eacute;enne...</span></font></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Apr 2006 05:26:10 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2425231.html</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2425231-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Iceberg]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2424555.html</link>        <description><![CDATA[<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"> <font size="3"><span class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 123px;"><img width="113" height="150" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/afficeberg.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></span> de Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy<br /> 2005, Belgique<br /> Avec Fiona Gordon, Dominique Abel, Lucy Tulugarjuk<br /> Sorti le 5 avril, dur&eacute;e 1h 24min<br /><br /><br /><em class="spip">L&rsquo;Iceberg</em> commence par un dr&ocirc;le de ballet - une chor&eacute;graphie sur serpilli&egrave;re. Fiona (Fiona Gordon), g&eacute;rante d&eacute;gingand&eacute;e d&rsquo;un fast-food, est charg&eacute;e de la fermeture, et circule les deux pieds sur le chiffon. Quand elle range dans le frigo un sac de nourriture oubli&eacute; dehors, son &eacute;charpe entra&icirc;ne la porte, l&rsquo;enfermant pour la nuit &agrave; -30&deg;C... Elle en ressortira avec une obsession&nbsp;: aller voir un iceberg. D&rsquo;autant plus que sa vie quotidienne n&rsquo;a rien de particuli&egrave;rement attirant...</font>   </p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<br />
<div style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip_documents spip_documents_center">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="300" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/iceberg.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></font> </div>
<div style="text-align: center;" class="spip_doc_titre"><font size="2"><strong>Fiona Gordon et Philippe Martz &copy; MK2 distribution</strong></font></div>
</div>
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<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Film&eacute; en longs plans-s&eacute;quences - d&rsquo;une composition parfaite - avec une cam&eacute;ra fixe, <span style="font-style: italic;">l&rsquo;Iceberg</span> se pr&eacute;sente presque comme un film &agrave; sketches, reli&eacute;s entre eux par une trame absurde qui va voir Fiona quitter son morne pavillon pr&eacute;fabriqu&eacute; et sa vie d&rsquo;une tristesse hilarante, m&eacute;canique impersonnelle et trop bien huil&eacute;e, au grand d&eacute;sespoir de son mari Julien (excellent Dominique Abel). Un voyage dont les &eacute;tapes devront plus au hasard qu&rsquo;&agrave; sa volont&eacute;. Ainsi, pour son d&eacute;part, elle monte dans un camion frigorifique sur le parking de son fast-food. Celui-ci s&rsquo;av&egrave;rera rempli de sans-papiers, qui seront &laquo;&nbsp;tri&eacute;s&nbsp;&raquo; &agrave; la fronti&egrave;re franco-belge dans une sc&egrave;ne surr&eacute;aliste, o&ugrave; les gens sont enferm&eacute;s dans des cadres de craies dessin&eacute;s sur le trottoir...</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Entre sc&eacute;nario improbable et comique gestuel, l&rsquo;humour de <em class="spip">l&rsquo;Iceberg</em> rappelle celui de Jacques Tati. D&rsquo;ailleurs, tout comme M.&nbsp;Hulot, les personnages, tous &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la plaque, sont d&eacute;sarticul&eacute;s, chacun &agrave; sa fa&ccedil;on. Cela met d&rsquo;autant plus en valeur le comique de leurs gesticulations, loin d&rsquo;&ecirc;tre fr&eacute;n&eacute;tiques&nbsp;: le rythme du film est lent, ce qui ne constitue pas un obstacle au rire. Mieux encore, le path&eacute;tique flirte avec le po&eacute;tique, par la gr&acirc;ce des interpr&egrave;tes, flegmatiques marionnettes aux fils &eacute;lastiques.</font></p>
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<div style="text-align: justify;"> </div>
<div style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip_documents spip_documents_center">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="350" height="233" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/iceberg2.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></font> </div>
<div style="text-align: center;" class="spip_doc_titre"><font size="2"><strong>Dominique Abel et Philippe Martz &copy; MK2 Distribution</strong></font></div>
</div>
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<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Les Fran&ccedil;ais aiment se moquer de leurs voisins du Nord, mais ce que l&rsquo;on sait moins, c&rsquo;est que les Belges nous le rendent bien. Le passage de Fiona &agrave; Barfleur, Basse-Normandie, est une merveille de burlesque, du maire tailleur de crayon au syst&egrave;me de communication du village (faire passer les messages par les jambes d&rsquo;une fillette de onze ans pour ne pas avoir &agrave; se d&eacute;placer soi-m&ecirc;me). C&rsquo;est ici que Fiona trouvera un bateau - le Titanique - pour pouvoir aller &agrave; la rencontre de son iceberg, tout en &eacute;tant poursuivie par son mari jusqu&rsquo;au milieu de l&rsquo;oc&eacute;an... Tout est savoureux dans ce film, jusqu&rsquo;au g&eacute;n&eacute;rique de fin. &Agrave; ne rater sous aucun pr&eacute;texte... <br /><br /><span class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 92px;"><img width="82" height="115" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/vacanceshulotdvd.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></span> Comme dit pr&eacute;c&eacute;demment, l&rsquo;humour de <em class="spip">l&rsquo;Iceberg</em>, gestuel, sc&eacute;nique et presque muet, rappelle beaucoup celui de <a href="http://www.tativille.com/" class="spip_out">Jacques Tati</a>. Si vous ne connaissez pas ce cin&eacute;aste, pr&eacute;cipitez-vous vers ses films. En voici quatre en dvd, parmi mes pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s&nbsp;: <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0000A5B5D/qid=1144871607/sr=1-7/ref=sr_1_11_7/403-5747396-0147613" class="spip_out">Playtime</a>, <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00004VYGT/qid=1144871607/sr=1-3/ref=sr_1_11_3/403-5747396-0147613" class="spip_out">Jour de f&ecirc;te</a>, <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000BKJ5YG/qid=1144871607/sr=1-1/ref=sr_1_11_1/403-5747396-0147613" class="spip_out">Mon Oncle</a>, et l&rsquo;indispensable <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00004VYGU/qid=1144871607/sr=1-2/ref=sr_1_11_2/403-5747396-0147613" class="spip_out">Les Vacances de Monsieur Hulot</a>. En cherchant sur eBay, vous pourrez &eacute;galement trouver des exemplaires du dvd de Trafic, com&eacute;die hilarante sur le brusque changement de mentalit&eacute; de l&rsquo;homme quand il change de voiture...</font>  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 12 Apr 2006 23:48:57 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2424555.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2424555-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[El aura]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2347618.html</link>        <description><![CDATA[<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"> <font size="3"><span class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 123px;"><img width="113" height="150" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/affelaura.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></span> de Fabi&aacute;n Bielinsky<br /> 2005, Argentine<br /> Avec Ricardo Darin, Dolores Fonzi, Alejandro Awada<br /> Sortie le 29 mars, dur&eacute;e 2h12<br /><br /><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;"> El aura</span> est peut-&ecirc;tre la meilleure surprise de ce d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e. De Fabi&aacute;n Bielinsky, r&eacute;alisateur de l&rsquo;excellent <span style="font-style: italic;">les Neufs Reines</span>, on pouvait s&rsquo;attendre &agrave; un thriller haletant rempli de fausses pistes, un brillant sc&eacute;nario bavard parsem&eacute; de chausse-trappes - genre dont la r&eacute;f&eacute;rence reste <span style="font-style: italic;">Usual Suspects</span>. Dans <span style="font-style: italic;">El aura</span>, le sc&eacute;nario reste brillant, et tout aussi accrocheur&nbsp;: mais l<span style="font-style: italic;">es Neufs Reines</span> &eacute;tait r&eacute;alis&eacute; &laquo;&nbsp;dans les r&egrave;gles de l&rsquo;art&nbsp;&raquo;, alors que <span style="font-style: italic;">El aura</span> brise les cadres habituels du film noir, l&rsquo;expose, pour paradoxalement en retrouver toute la force.</font>  </p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Ici, le mutisme prime, et d&rsquo;abord celui du h&eacute;ros, sans nom. Un h&eacute;ros, ou plut&ocirc;t un anti-h&eacute;ros&nbsp;: taxidermiste, taciturne, solitaire. Et &eacute;pileptique. Autre particularit&eacute;&nbsp;: il passe son temps &agrave; imaginer des cambriolages dans sa t&ecirc;te. Ils sont parfaits, au demeurant&nbsp;: observateur et poss&eacute;dant une m&eacute;moire imm&eacute;diate ph&eacute;nom&eacute;nale, il ferait un braqueur id&eacute;al. Mais il ne passe jamais &agrave; l&rsquo;acte, plus par peur que par honn&ecirc;tet&eacute;.</font></p>
<br />
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip_documents spip_documents_center">
<div style="text-align: center;"><font size="3"><img width="300" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/elaura.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></font> </div>
<div style="text-align: center;" class="spip_doc_titre"><font size="2"><strong>Ricardo Darin, grandiose &copy; Metropolitan Filmexport</strong></font></div>
</div>
<div style="text-align: justify;">  </div>
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<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">Le tournant de sa vie va &ecirc;tre une invitation &agrave; la chasse, lanc&eacute;e par un coll&egrave;gue, qu&rsquo;il refuse dans un premier temps avant de d&eacute;couvrir que sa femme l&rsquo;a quitt&eacute;. Il se r&eacute;sout alors &agrave; quitter Buenos Aires et &agrave; rejoindre la for&ecirc;t au sud de la ville, qui constituera l&rsquo;essentiel du d&eacute;cor&nbsp;: <span style="font-style: italic;">El aura</span> est un huis clos dans les bois. Ils ne trouvent pas de place &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel car, leur explique-t-on, la fermeture </font><font size="3">prochaine</font><font size="3"> du casino voisin a attir&eacute; les foules. L&rsquo;argent qui s&rsquo;y trouve va &ecirc;tre convoy&eacute; dans un transporteur de fonds blind&eacute;. L&rsquo;occasion de mettre ses r&ecirc;ves </font><font size="3">en pratique</font><font size="3">... Mais la r&eacute;alit&eacute; est plus complexe que les fantasmes.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">L&rsquo;&eacute;pilepsie joue un double r&ocirc;le&nbsp;: d&rsquo;abord comme &eacute;l&eacute;ment de suspens, le h&eacute;ros ne sachant jamais combien de temps il va rester conscient avant la prochaine crise et le moment de flottement, &laquo;&nbsp;atroce et sublime&nbsp;&raquo;, qui la pr&eacute;c&egrave;de. Mais surtout, cette condition place d&rsquo;embl&eacute;e son regard d&eacute;sabus&eacute; en d&eacute;calage par rapport &agrave; ceux des autres personnages, comme interrogeant leurs pulsions et leur violence. Des sentiments que Fabi&aacute;n Bielinsky fait ressortir &agrave; merveille, gr&acirc;ce &agrave; une mise en sc&egrave;ne &agrave; la fois &eacute;nergique et m&eacute;lancolique. <span style="font-style: italic;">El aura</span> unit fable initiatique et thriller bien noir en un m&eacute;lange &eacute;quilibr&eacute;, rare, &agrave; ne pas rater... <br /><br /><span class="spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 89px;"><img width="79" height="113" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/cin-/neufreinedvd.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" /></span> Je ne saurais trop vous conseillez le premier film de Fabi&aacute;n Bielinsky, <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00009QI6K/qid=1144028810/sr=1-2/ref=sr_1_8_2/403-6321365-1753246" class="spip_out">les Neufs Reines</a>, un film d&rsquo;arnaque (comme il y en a beaucoup au cin&eacute;ma) intelligent et aux multiples fausses pistes savamment orchestr&eacute;es (comme il y en a moins au cin&eacute;ma, malheureusement...), o&ugrave; vous retrouverez d&rsquo;ailleurs Ricardo Darin, dans un r&ocirc;le nettement plus bavard, mais o&ugrave; il est tout aussi bon.</font>  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 Apr 2006 23:17:15 +0200</pubDate>        <guid >http://www.thediscblog.com/article-2347618.html</guid>
                <category>Cinéma</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2347618-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
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