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    <title><![CDATA[the Discblog (Actu)]]></title>
    <link>http://www.thediscblog.com/categorie-348947.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Actu&quot; du blog &quot;the Discblog&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 10:20:14 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 28 Nov 2011 10:20:14 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.thediscblog.com</copyright>            <category>Actu</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Une « démarche complètement stupide » ?]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2756738.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3" style="font-family: Times New Roman; font-weight: bold;">L&rsquo;info date du mardi 16 mai. Arm&eacute;s et cagoul&eacute;s, deux hommes ont fait irruption le 15 vers 22 heures dans une salle de r&eacute;union de la mairie de Saint-Denis, o&ugrave; ils ont menac&eacute; des &eacute;lus pour tenter d'obtenir des billets pour la finale de la Ligue des champions. </font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">C&rsquo;est le genre d&rsquo;actu qui circule dans les conversations, sur un ton rigolard : &ccedil;a a plus l&rsquo;air d&rsquo;une mauvaise farce que d&rsquo;un mini drame. Pascal Simonin, directeur g&eacute;n&eacute;ral du Stade de France, &eacute;videmment choqu&eacute; par cette &laquo; agression inadmissible &raquo;, l&rsquo;a qualifi&eacute;e de &laquo; d&eacute;marche compl&egrave;tement stupide &raquo;. Et pourtant.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">M&ecirc;me les victimes de l&rsquo;agression s&rsquo;y sont laiss&eacute;es prendre. &laquo; D'abord, tout le monde croyait que c'&eacute;tait un peu un gag, la mairie &eacute;tant ferm&eacute;e. Et puis, assez vite, tout le monde a compris que ce n'en &eacute;tait pas un &raquo;, a racont&eacute; Francis Langlade, adjoint au maire de Saint-Denis, sur LCI.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Les agresseurs n&rsquo;y sont en effet pas all&eacute; de main morte. Sous la menace de leurs armes, ils ont oblig&eacute; les treize personnes pr&eacute;sentes, dont plusieurs maires adjoints et conseillers municipaux, &agrave; se mettre &agrave; terre, allant jusqu'&agrave; placer des armes sur la tempe de certains de leurs otages en mena&ccedil;ant de tirer. Puis ils ont demand&eacute; o&ugrave; &eacute;tait le maire et o&ugrave; se trouvaient les places.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Constatant que le maire n&rsquo;&eacute;tait pas l&agrave; (en fait il se trouvait dans un bureau voisin) et que les tickets non plus, les deux inconnus finirent par s&rsquo;enfuir en emportant un t&eacute;l&eacute;phone portable. La police a alors &eacute;t&eacute; pr&eacute;venue.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Au final, tout cela n&rsquo;a rien d&rsquo;une farce, surtout quand on prend en consid&eacute;ration que le maire de Saint-Denis, Didier Paillard, dispose g&eacute;n&eacute;ralement de quelques invitations pour le Stade de France ; que ces places se n&eacute;gocient &agrave; plusieurs milliers d'euros sur internet, et que les mairies ne sont pas les b&acirc;timents publics les mieux prot&eacute;g&eacute;s.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Alors, compl&egrave;tement stupide, la d&eacute;marche ? L&rsquo;argument de Pascal Simonin, dans une interview sur France-Info, &eacute;tait qu&rsquo;un &laquo; billet est r&eacute;pertori&eacute; avec un code-barre, et &agrave; partir du moment o&ugrave; ce billet est r&eacute;pertori&eacute; comme vol&eacute;, la personne ne peut pas entrer dans le stade &raquo;. Mais rien n&rsquo;indique que les agresseurs voulaient des places pour eux&hellip;</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Alors certes, il pr&eacute;vient du m&ecirc;me coup tout ceux qui pourraient se laisser tenter par des places au noir, qui &laquo; s'exposent au risque d'avoir d&eacute;pens&eacute; beaucoup d'argent et de ne pas pouvoir entrer dans le stade &raquo;. Mais il y a fort &agrave; parier que les deux agresseurs auraient trouv&eacute; sans peine des acqu&eacute;reurs.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Au risque de me r&eacute;p&eacute;ter : alors, compl&egrave;tement stupide, la d&eacute;marche ? Ill&eacute;gale, violente, inadmissible si l&rsquo;on se met &agrave; la place des autorit&eacute;s, pas de doute l&agrave;-dessus (c&rsquo;est m&ecirc;me &eacute;tonnant que quelqu&rsquo;un n&rsquo;aie pas profit&eacute; du d&eacute;bat pour relancer le d&eacute;bat sur la violence &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision). Mais d&rsquo;un point de vue de truand, c&rsquo;est plut&ocirc;t bien trouv&eacute;.</font><br /><br /><font size="3" style="font-family: Times New Roman;">Sauf s&rsquo;ils comptaient vraiment utiliser ces places pour y aller, bien s&ucirc;r&hellip;</font><br /></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 May 2006 14:00:25 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f5dab37875b51f83ae14921c8ec2a720</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2756738-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Construire lEurope par les ambassades...]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2705042.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="font-size: small; font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><strong>Michel Barnier a plaid&eacute; &agrave; Bruxelles, mardi 9 mai, pour la cr&eacute;ation d&rsquo;une force europ&eacute;enne de protection civile, baptis&eacute;e Europe Aid. Une id&eacute;e r&eacute;currente. Mais l&rsquo;ex-commissaire europ&eacute;en sugg&egrave;re de mutualiser les capacit&eacute;s consulaires. Une innovation qui, si elle se r&eacute;alisait, pourrait &ecirc;tre le premier pas vers une v&eacute;ritable coop&eacute;ration politique entre les &eacute;tats de l&rsquo;Union.<br /></strong></font></div><br>
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3"> Le projet est somme toute assez simple&nbsp;: Michel Barnier propose de mutualiser les forces nationales d&eacute;j&agrave; disponibles. Pas de cr&eacute;ation de nouvelles structures, mis &agrave; part un centre de commande europ&eacute;en, d&rsquo;o&ugrave; op&eacute;rerait un petit &eacute;tat-major pouvant mobiliser diff&eacute;rents moyens (pompiers, techniciens, m&eacute;decins, vaccinateurs, h&ocirc;pitaux transportables...). Europe Aid sera donc compos&eacute;e d&rsquo;unit&eacute;s nationales, qui en cas d&rsquo;urgence et en fonction de la catastrophe, op&egrave;reraient ensemble tant &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de l&rsquo;Europe. Stationn&eacute;es dans leurs locaux nationaux, ces unit&eacute;s continueront &agrave; faire leur travail localement, mais des exercices de coordination seraient programm&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement. Cette force s&rsquo;occupera de sept grands risques &agrave; la fois internes et externes &agrave; l&rsquo;Europe&nbsp;: tremblements de terre et tsunami, incendies et feux de for&ecirc;ts, inondations et glissements de terrain, accidents industriels et nucl&eacute;aires, attaques terroristes, catastrophes maritimes et grandes pand&eacute;mies.</font></p><br>
<span style="float: left; width: 360px;"></span><span style="float: left; width: 360px;">
<div class="encadre" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="2"><span class="spip"></span></font></font>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<font size="2"><span class="spip">
<table width="350" cellspacing="1" cellpadding="1" border="1">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="text-align: justify;">
            <div class="encadre"> <strong class="spip">Une force de protection civile europ&eacute;enne&nbsp;?</strong>
            <p class="spip">L&rsquo;id&eacute;e est r&eacute;currente depuis 1999, et c&rsquo;est toujours le m&ecirc;me homme que l&rsquo;on retrouve derri&egrave;re. Michel Barnier avait en effet propos&eacute; pour la premi&egrave;re fois la cr&eacute;ation d&rsquo;une force europ&eacute;enne de protection civile apr&egrave;s les tremblements de terre ayant frapp&eacute; la Gr&egrave;ce et la Turquie. L&rsquo;Europe n&rsquo;avait pas vraiment fait montre alors de sa capacit&eacute; &agrave; agir en harmonie. Michel Barnier ressort son projet en 2004, apr&egrave;s les attentats de Madrid, sans vraiment s&eacute;duire plus, certains pays se montrant r&eacute;ticents &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une force commune europ&eacute;enne. Mais le tsunami de 2004 et Katrina en 2005 vont changer la donne&nbsp;: pour le premier, une fois de plus, les Europ&eacute;ens seront les premiers donateurs, mais sur le terrain, leur action est d&eacute;sordonn&eacute;e, et la visibilit&eacute; de l&rsquo;aide am&eacute;ricaine est bien plus grande. Pour le second, l&rsquo;absence d&rsquo;une interlocuteur unique &agrave; Bruxelles avait singuli&egrave;rement compliqu&eacute; la t&acirc;che des Am&eacute;ricains... Aujourd&rsquo;hui tant la Commission que le Parlement et le Conseil de l&rsquo;UE sont convaincus de la n&eacute;cessit&eacute; de s&rsquo;attaquer &agrave; ce probl&egrave;me.</p>
            </div>
            <font size="2"><span class="spip"></span></font></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span></font><strong class="spip"><br /></strong></div>
</span>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;">Jusqu&rsquo;ici rien de vraiment nouveau (voir encadr&eacute;), d&rsquo;autant plus que l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une force multi-nationale humanitaire est &agrave; la mode&nbsp;: l&rsquo;OTAN se penche en ce moment sur le sujet. Mais le tsunami de d&eacute;cembre 2004 a soulev&eacute; un nouveau probl&egrave;me li&eacute; aux grandes catastrophes naturelles&nbsp;: l&rsquo;in&eacute;galit&eacute; des repr&eacute;sentations nationales &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, autrement dit des ambassades. Michel Barnier sugg&egrave;re donc de mutualiser aussi les capacit&eacute;s consulaires, pour que les citoyens europ&eacute;ens frapp&eacute;s par une catastrophe &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger puissent s&rsquo;adresser &agrave; n&rsquo;importe quel consulat d&rsquo;un pays de l&rsquo;UE. Des &eacute;quipes consulaires &laquo;&nbsp;volantes&nbsp;&raquo; r&eacute;unissant les pays de l&rsquo;Union seraient form&eacute;es, pr&ecirc;tes &agrave; partir en cas de catastrophe. En pratique, cela revient &agrave; constituer les premi&egrave;res bases d&rsquo;un corps diplomatique europ&eacute;en. L&rsquo;id&eacute;e de n&rsquo;avoir plus qu&rsquo;un seul interlocuteur &agrave; Bruxelles pour toute l&rsquo;aide communautaire va dans le m&ecirc;me sens&nbsp;: vers un Minist&egrave;re des Affaires Etrang&egrave;res Europ&eacute;en.</span><br clear="all" style="font-family: Times New Roman;" /></font>  <br /></div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 May 2006 02:35:34 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b7a495db648afb334cb2af1369be59c3</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2705042-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et si le CPE relançait la France dans l'Europe ?]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-2425231.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="font-size: small; font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><strong>Les politiciens fran&ccedil;ais ont une mauvaise habitude&nbsp;: rendre l&rsquo;Union Europ&eacute;enne responsable de toute r&eacute;forme impopulaire, avort&eacute; ou r&eacute;ussie. Ce qui a sans conteste jou&eacute; dans le rejet de la Constitution, le 29 mai 2005. Mais pour une fois, Chirac n&rsquo;a pas pu bl&acirc;mer l&rsquo;Europe pour le fiasco du CPE. La mesure s&rsquo;inscrivait pourtant dans l&rsquo;esprit, lib&eacute;ral, des mesures de Lisbonne. Logiquement, les syndicats de l&rsquo;Union ont soutenu le mouvement de protestation, remettant Paris au centre de la sc&egrave;ne europ&eacute;enne.</strong></font></div>
<br />
<div style="text-align: justify;">  </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3"> S&rsquo;il est une chose que les Fran&ccedil;ais ont tendance &agrave; oublier ces derniers temps, c&rsquo;est l&rsquo;Europe. C&rsquo;est du moins l&rsquo;impression que donne leur comportement depuis quelques ann&eacute;es. Sans parler du rejet de la Constitution, le &laquo;&nbsp;patriotisme &eacute;conomique&nbsp;&raquo; en est un bon exemple. Le d&eacute;cret anti-OPA, adopt&eacute; par le gouvernement Villepin, paru fin d&eacute;cembre au Journal officiel, impose des restrictions aux investissements &eacute;trangers dans onze secteurs jug&eacute;s strat&eacute;giques. Mesure d&rsquo;autant plus hypocrite que la France est une des plus grosse acheteuses d&rsquo;entreprises &eacute;trang&egrave;res, et qui fait d&rsquo;ailleurs l&rsquo;objet d&rsquo;une proc&eacute;dure d&rsquo;infraction lanc&eacute;e par Bruxelle. Le CPE, d&rsquo;une autre fa&ccedil;on, en t&eacute;moigne aussi.</font></p>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<p style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;" class="spip"><font size="3">M&ecirc;me si aucun texte europ&eacute;en n&rsquo;imposait le CPE tel qu&rsquo;&eacute;dict&eacute; par Villepin, il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;il est dans le direct prolongement des directives de l&rsquo;Union. Particuli&egrave;rement celles du Pacte europ&eacute;en pour la jeunesse, adopt&eacute; par le Conseil il y a un an &agrave; la demande entre autre de la France, qui avait pour objectif notamment d&rsquo;am&eacute;liorer &laquo;&nbsp;l&rsquo;insertion professionnelle et sociale des jeunes&nbsp;&raquo;. Autrement dit, de r&eacute;duire le ch&ocirc;mage des jeunes. Mais au-del&agrave; de cela, le CPE s&rsquo;inscrit dans la droite ligne de la strat&eacute;gie de Lisbonne, adopt&eacute;e en 2000 par l&rsquo;Union pour relancer l&rsquo;emploi et la croissance. Strat&eacute;gie dont les orientations actuelles, en mati&egrave;re d&rsquo;emploi, pr&eacute;voient non seulement qu&rsquo;ils doivent am&eacute;liorer la capacit&eacute; d&rsquo;adaptation des travailleurs et des entreprises, mais aussi qu&rsquo;ils doivent accro&icirc;tre la flexibilit&eacute; des march&eacute;s du travail pour aider l&rsquo;Europe &agrave; s&rsquo;adapter aux restructurations et &agrave; l&rsquo;&eacute;volution des march&eacute;s. </font></p>
<span style="float: left; width: 360px;"> </span><span style="float: left; width: 360px;">
<div class="encadre" style="font-family: Times New Roman; text-align: justify;"><font size="3"><font size="2"><span class="spip"></span></font></font>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<font size="3"><font size="2"><span class="spip">
<table width="350" cellspacing="1" cellpadding="1" border="1">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="text-align: justify;"><font style="font-weight: bold;"><span class="spip"><font size="2">Du caract&egrave;re &eacute;conomique des acquis sociaux <br /></font></span></font><font size="2"><span class="spip"><em class="spip">opinion</em><br />&Agrave; quoi sert une entreprise, quelle est sa fonction premi&egrave;re&nbsp;? Aussi &eacute;tonnant que cela puisse para&icirc;tre, ce n&rsquo;est pas de fournir du travail. C&rsquo;est de d&eacute;gager un profit pour ses propri&eacute;taires. Pour ce faire, il faut &ecirc;tre comp&eacute;titif&nbsp;: c&rsquo;est la r&egrave;gle du jeu. De plus, dans un syst&egrave;me qui respecte la notion de priv&eacute;, on ne peut pas forcer une entreprise &agrave; embaucher, et en toute logique on devrait pas pouvoir l&rsquo;emp&ecirc;cher de licencier, surtout pour motifs &eacute;conomiques&nbsp;: apr&egrave;s tout, c&rsquo;est sa raison d&rsquo;&ecirc;tre. L&rsquo;humanit&eacute; &eacute;tant ce qu&rsquo;elle est, &agrave; savoir qu&rsquo;il y aura toujours des profiteurs et des vertueux, et que dans ce domaine il est nettement plus rentable d&rsquo;&ecirc;tre parmi les premiers, laisser une totale libert&eacute; d&rsquo;agir en mati&egrave;re de licenciement revient &agrave; ouvrir la porte &agrave; tous les abus. Des garde-fous se sont impos&eacute;s&nbsp;: les acquis sociaux. Mais ceux-ci n&rsquo;apparaissent que dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;&eacute;conomie du pays peut se le permettre, car ils ont un co&ucirc;t, loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable. Ils sont particuli&egrave;rement importants et rigides en France, question de culture, pourrait-on dire, dans un soci&eacute;t&eacute; qui tente l&rsquo;impossible conciliation entre libert&eacute;, &eacute;galit&eacute; et fraternit&eacute;... L&agrave; o&ugrave; le b&acirc;t blesse, c&rsquo;est quand certains de ces acquis ressemblent &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; des privil&egrave;ges, comme la retraite &agrave; cinquante ans pour les cheminots roulants de la SNCF (cinquante-cinq ans pour les autres). Tous ces avantages datent d&rsquo;une p&eacute;riode de croissance. En p&eacute;riode de crise - car la France est en crise - un tri ne serait-il pas n&eacute;cessaire&nbsp;?</span></font></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span></font><strong class="spip"><br /></strong></font></div>
</span>
<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;"> Flexibilit&eacute;&nbsp;: le mot est l&acirc;ch&eacute;. Le terme, assimil&eacute; &agrave; pr&eacute;carit&eacute; par un nombre impressionnant de jeunes (qui d&eacute;clarent en grande majorit&eacute; vouloir devenir fonctionnaires), est celui qui a enflamm&eacute; le d&eacute;bat, et qui a retenu l&rsquo;attention des voisins europ&eacute;ens de la France. Les manifestations sont apparues surtout comme un refus de souscrire aux r&egrave;gles du &laquo;&nbsp;lib&eacute;ralisme&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est autour de cet enjeu que la plupart des syndicats europ&eacute;ens envoient des signes d&rsquo;encouragement aux manifestants fran&ccedil;ais, comme la Conf&eacute;d&eacute;ration Europ&eacute;enne des Syndicats, qui a particip&eacute; &agrave; la manifestation du 4 avril. Par la gr&acirc;ce de fonctionnaires pr&ecirc;ts &agrave; paralyser un pays, Paris appara&icirc;t comme l&rsquo;endroit en Europe o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;fend le mieux l&rsquo;Europe sociale. Une l&eacute;gitimit&eacute; inesp&eacute;r&eacute;e qui peut donner l&rsquo;occasion &agrave; la France de retrouver une place dans la d&eacute;marche europ&eacute;enne...</span></font></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Apr 2006 05:26:10 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">92cf63ed699494fb9b0a6dc86443f5d6</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-2425231-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quand l'émotion envahit le Palais - réflexion libre sur Outreau]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1942046.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><strong><font face="Times New Roman" size="3">Qu&rsquo;&eacute;value-t-on, au juste, dans cette commission parlementaire&nbsp;? La justice &agrave; la fran&ccedil;aise&nbsp;? Un syst&egrave;me&nbsp;? Un proc&egrave;s&nbsp;? Un juge&nbsp;? Ou un homme&nbsp;? Impr&eacute;cision d&rsquo;autant plus dangereuse qu&rsquo;elle pourrait discr&eacute;diter compl&egrave;tement la commission. Le probl&egrave;me vient probablement du fait que les d&eacute;put&eacute;s qui la composent n&rsquo;ont pas eux-m&ecirc;mes les id&eacute;es bien fix&eacute;es, se laissant emporter par l&rsquo;&eacute;motion, comme tout le monde d&rsquo;ailleurs. Or l&rsquo;&eacute;motion, ici, doit &ecirc;tre prise en compte comme une des donn&eacute;es du probl&egrave;me, pas comme un moyen d&rsquo;&eacute;valuation.</font></strong></div>
<p class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le plus bel exemple du flou qui entoure le ph&eacute;nom&egrave;ne Outreau et les dangers qu&rsquo;il implique reste la Une de France Soir du 8 f&eacute;vrier, qui &eacute;talait en gros&nbsp;: &laquo;&nbsp;A vous de le juger&nbsp;&raquo;. Une petite phrase qui contient trois grosses inexactitudes... La premi&egrave;re&nbsp;: il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un jugement. La deuxi&egrave;me&nbsp;: ce n&rsquo;est pas l&rsquo;homme qui est en cause, c&rsquo;est le juge. La troisi&egrave;me&nbsp;: ce n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;opinion publique de d&eacute;cider s&rsquo;il a &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;mal&nbsp;&raquo; agi. Et pourtant, cette phrase garde un semblant de sens&nbsp;: apr&egrave;s tout, les parlementaires sont des repr&eacute;sentants du peuple, on parle bien d&rsquo;une &eacute;valuation, et la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Fabrice Burgaud est suffisamment floue pour qu&rsquo;on puisse penser &agrave; l&rsquo;homme ou au juge.</font></p>
<p class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">La commission parlementaire ne va et ne doit pas juger le travail de Fabrice Burgaud. Elle doit &eacute;valuer, comprendre les m&eacute;thodes utilis&eacute;es, le cheminement qui a conduit au scandale judiciaire que l&rsquo;on conna&icirc;t. Pour, le cas &eacute;ch&eacute;ant, pr&eacute;coniser d&rsquo;engager des r&eacute;formes l&eacute;gislatives pour corriger les d&eacute;fauts du syst&egrave;me r&eacute;v&eacute;l&eacute;s par l&rsquo;exemple. La nuance est subtile, certes, mais elle est essentielle. C&rsquo;est le r&ocirc;le d&rsquo;une commission d&rsquo;enqu&ecirc;te, tel que d&eacute;fini par la loi.</font></p>
<p class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">Ce n&rsquo;est pas Fabrice Burgaud, l&rsquo;homme, avec ses opinions et ses douleurs, qui passe sur le grill. C&rsquo;est Fabrice Burgaud, juge d&rsquo;instruction. Or un juge n&rsquo;a pas &agrave; avoir de sentiments, un juge n&rsquo;a pas &agrave; &ecirc;tre d&eacute;sol&eacute;. D&rsquo;o&ugrave; le sentiment de malaise qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve quand tant ceux qu&rsquo;on appelle d&eacute;sormais les acquitt&eacute;s que les parlementaires membres de la commission r&eacute;clament des &laquo;&nbsp;excuses&nbsp;&raquo;, quand les journaux le vilipendent parce qu&rsquo;il a tout juste murmur&eacute; un &laquo;&nbsp;c&rsquo;est triste&nbsp;&raquo;, quand on apprend qu&rsquo;il a re&ccedil;u des lettres de menace, dont une avec des balles r&eacute;elles dans l&rsquo;enveloppe, &laquo;&nbsp;pour son suicide&nbsp;&raquo;, pr&eacute;cise une note jointe.</font></p>
<h3 class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">L&rsquo;&eacute;motion fausse le d&eacute;bat</font></h3>
<p class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">Enfin, ce n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;opinion publique de se prononcer. Pour une raison simple&nbsp;: l&rsquo;opinion publique raisonne en termes &eacute;motionnels, pas l&eacute;gaux, le plus souvent par m&eacute;connaissance des textes, et, il faut bien l&rsquo;avouer, parce que l&rsquo;&eacute;motion est devenue un crit&egrave;re de jugement de valeur totalement banal en France, comme ailleurs. (On peut juger de sa fiabilit&eacute; en se souvenant de l&rsquo;opprobre public qui s&rsquo;&eacute;tait abattue sur tous les accus&eacute;s en 2000, ou encore en se rem&eacute;morant l&rsquo;affaire de la fausse agression du Rer D.)</font></p>
<p class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">Mais peut-on vraiment bl&acirc;mer l&rsquo;opinion publique de ce travers, alors que la loi m&ecirc;me en souffre&nbsp;? Le c&oelig;ur du probl&egrave;me d&rsquo;Outreau, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;&acirc;ge du magistrat, m&ecirc;me s&rsquo;il est s&ucirc;r qu&rsquo;apr&egrave;s 15 ans de turpitudes et de noirceurs humaines diverses, un dossier, m&ecirc;me aussi extr&ecirc;me, choque moins. A la base d&rsquo;Outreau, on trouve deux choses. La premi&egrave;re, c&rsquo;est la tendance de l&rsquo;&eacute;motion &agrave; rentrer de plus en plus dans la loi, &agrave; &ecirc;tre inscrite dans les textes m&ecirc;mes, ce qui oblige le plus souvent &agrave; un travail de d&eacute;corticage s&eacute;mantique long et parfois discut&eacute; (ce qui se produit quand, par exemple, un jugement en appel casse le jugement pr&eacute;c&eacute;dent). Ce n&rsquo;est pas une mauvaise chose&nbsp;: cela a permis entre autre l&rsquo;apparition des concepts de circonstances aggravantes et de circonstances att&eacute;nuantes, et l&rsquo;&eacute;volution vers une justice qui ne serait pas tant &eacute;galitaire qu&rsquo;&eacute;quitable.</font></p>
<p class="spip" dir="ltr" style="FONT-SIZE: small" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3">La deuxi&egrave;me, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;l&rsquo;intime conviction&nbsp;&raquo;. Quand les preuves formelles manquent, c&rsquo;est par cet outil que le juge est tenu de prendre ses d&eacute;cisions. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est pass&eacute; lors de l&rsquo;instruction du dossier. Conviction que certains sont cr&eacute;dibles et pas d&rsquo;autres, conviction que chacune des personnes impliqu&eacute;es dans la lourde machine d&rsquo;une instruction judiciaire a fait son travail. Or, une conviction, ce n&rsquo;est pas vraiment la m&ecirc;me chose qu&rsquo;une certitude... La justice, qui se veut impartiale, reste malgr&eacute; tout une affaire humaine, aux multiples maillons. C&rsquo;est ce qui rend l&rsquo;affaire d&rsquo;Outreau si d&eacute;licate dans les esprits de chacun&nbsp;: devoir faire abstraction d&rsquo;une &eacute;motion, d&rsquo;une indignation l&eacute;gitime concernant l&rsquo;affaire et les injustices qui ont suivi, pour pouvoir mieux analyser celles qui ont longtemps nourri l&rsquo;instruction.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 21 Feb 2006 11:34:48 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a4a574b5fc67dd0b63482038708782b9</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-1942046-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Loi et religion : réflexion libre sur les caricatures de Mahomet]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1864758.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">En Europe, la libert&eacute; de la presse est un principe inscrit dans les constitutions. Autrement dit, dans la loi. C&rsquo;est cette derni&egrave;re qui d&eacute;finit des bornes, selon le principe qui veut que la libert&eacute; de l&rsquo;un ne doit pas g&ecirc;ner celle de l&rsquo;autre&nbsp;; c&rsquo;est sur elle que doit se baser toute d&eacute;cision sur la publication d&rsquo;une opinion exprim&eacute;e dans un journal. Car la libert&eacute; d&rsquo;expression a des limites.</font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Le syst&egrave;me de loi occidental, qui est la base du corpus onusien, est bas&eacute; sur deux id&eacute;es depuis le si&egrave;cle des Lumi&egrave;res. La premi&egrave;re&nbsp;: se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; des principes, dits humanistes, issus de la philosophie. La deuxi&egrave;me, prendre en compte l&rsquo;Histoire, ses pr&eacute;c&eacute;dents et erreurs au vu de ces m&ecirc;mes principes. Tout est du domaine s&eacute;culier, tout a rapport aux personnes. Le d&eacute;lit de blasph&egrave;me n&rsquo;existe plus en Europe&nbsp;; la publication des caricatures est donc parfaitement l&eacute;gale. La loi, quand elle condamne l&rsquo;antis&eacute;mitisme, ne d&eacute;fend pas de s&rsquo;attaquer &agrave; la religion juive. Elle condamne l&rsquo;incitation &agrave; la haine envers une communaut&eacute; de personnes. Ce qui rend le sujet particuli&egrave;rement &eacute;pineux et donne lieu &agrave; un &eacute;pluchage s&eacute;mantique syst&eacute;matique, c&rsquo;est que dans l&rsquo;esprit d&rsquo;une bonne partie des Juifs, la distinction entre leur religion et leur communaut&eacute; n&rsquo;existe pas -<span style="">&nbsp; </span>c&rsquo;est tout de m&ecirc;me ce qui est &agrave; la base de la cr&eacute;ation de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l&hellip;</font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Or &ndash; profitons-en pour pr&eacute;ciser ce point, et couper court aux accusations de &laquo;&nbsp;incitation &agrave; la haine raciale&nbsp;&raquo; - ce n&rsquo;est pas le cas de l&rsquo;islam et des arabes&nbsp;: il n&rsquo;y a pas d&rsquo;&eacute;quivalence entre les termes, loin de l&agrave;. Par contre, dans la majorit&eacute; des pays dits musulmans, donc, la loi &ndash; au sens constitutionnel du terme &ndash; c&rsquo;est le Coran. Pour &ecirc;tre plus pr&eacute;cis, c&rsquo;est le texte du Coran, non une interpr&eacute;tation, qui constitue la loi. Or il &eacute;tablit clairement la non-repr&eacute;sentabilit&eacute; du proph&egrave;te. Publier les caricatures dans un journal sous ce genre de r&eacute;gime constitue donc de fait un d&eacute;lit. </font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp;</font></font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Mais ces caricatures, aux qualit&eacute;s graphiques plus que contestables, n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;es dans des pays musulmans. Et quand cela a &eacute;t&eacute; fait, les sanctions ont &eacute;t&eacute; imm&eacute;diates. Mais la l&eacute;gislation iranienne, par exemple, n&rsquo;a pas cours au Danemark, et inversement. Le contenu d&rsquo;un journal danois ne regarde que le gouvernement danois. Les seuls &laquo;&nbsp;interdits&nbsp;&raquo; que la presse se doit de respecter sont ceux de son pays, et ceux reconnus par la communaut&eacute; internationale, en l&rsquo;occurrence l&rsquo;ONU, dans la mesure o&ugrave; le pays en question est membre. Rien d&rsquo;autre. Cette situation &eacute;tait tenable encore lorsque les journaux circulaient dans un nombre somme toute restreint de pays. Le probl&egrave;me aujourd&rsquo;hui vient du fait que l&rsquo;information est mondiale (vive internet). Pas la l&eacute;gislation&nbsp;: trop d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts divergents, trop de diff&eacute;rences pour pouvoir se rassembler autour de plus que quelques principes pr&eacute;cieux certes mais d&rsquo;application s&eacute;mantique d&eacute;licate. D&rsquo;o&ugrave; le hiatus actuel. </font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp; </font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">L&rsquo;id&eacute;e serait donc d&rsquo;harmoniser la l&eacute;gislation internationale sur ces questions. Reste &agrave; savoir si l&rsquo;on peut m&ecirc;me envisager un terrain d&rsquo;entente, d&rsquo;une part, et qui serait habilit&eacute; pour traiter de tels sujets, qui serait l&eacute;gitime pour proposer un texte l&eacute;gislatif, d&rsquo;autre part. Car immanquablement se pose la question&nbsp;: quel syst&egrave;me, entre th&eacute;ocratique et la&iuml;que, va &laquo;&nbsp;s&rsquo;imposer&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;autre, &ecirc;tre &laquo;&nbsp;meilleur&nbsp;&raquo; que l&rsquo;autre&nbsp;? Quel sens m&ecirc;me a le mot &laquo;&nbsp;meilleur&nbsp;&raquo; dans la phrase pr&eacute;c&eacute;dente&nbsp;? Des interrogations qui sont loin d&rsquo;&ecirc;tre triviales. </font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Se base-t-on sur la &lsquo;quantit&eacute; de libert&eacute;&rsquo;&nbsp;? Difficile &agrave; d&eacute;finir, difficile &agrave; mesurer. Certaines choses sont indiscutables&nbsp;: une femme en Europe est plus respect&eacute;e que dans certain pays musulmans (et encore, demandez &agrave; Amnesty son rapport sur les femmes battues en France&hellip;). </font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">La seule chose que l&rsquo;on puisse affirmer avec certitude, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a un endroit o&ugrave; le d&eacute;bat est plus facile qu&rsquo;ailleurs. Les lois europ&eacute;ennes ne sont, somme toute, que des &laquo;&nbsp;v&eacute;rit&eacute;s humaines &eacute;ph&eacute;m&egrave;res&nbsp;&raquo;. Leur avoir enlev&eacute; tout caract&egrave;re sacr&eacute; a permis une souplesse du syst&egrave;me, qui a un but unique&nbsp;: organiser une vie sociale harmonieuse. Or toute loi divine a un but suppl&eacute;mentaire&nbsp;: guider l&rsquo;homme jusqu&rsquo;&agrave; une certaine id&eacute;e de la perfection. Et la perfection, &ccedil;a ne s&rsquo;alt&egrave;re pas&hellip; D&eacute;licat dans ce cas-l&agrave; de discuter de la r&eacute;vision d&rsquo;une loi.</font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Deuxi&egrave;me interrogation, qui sont donc les personnes habilit&eacute;es &agrave; discuter de tels sujets&nbsp;? Qui peut aussi impartialement que possible d&eacute;battre de ce genre de choses&nbsp;? Ni les politiques, ni les religieux, tous deux partie prenante du d&eacute;bat. M. Tout-le-monde&nbsp;? A-t-il le recul n&eacute;cessaire&nbsp;? Ce qui rend le d&eacute;bat si &eacute;pineux et si contradictoire, c&rsquo;est le m&eacute;lange du politique et du religieux, en fait le m&eacute;lange entre deux &lsquo;droits&rsquo;&nbsp;: le droit au respect de ses croyances, et le droit au respect de ses id&eacute;es. Tout le probl&egrave;me tient &agrave; la tr&egrave;s fine distinction qui s&eacute;pare les deux, le plus souvent totalement confondus. Non, les seuls qui soient arm&eacute;s de par leur nature &agrave; ce genre de discussion, ce sont&hellip; les philosophes, et les intellectuels. Par contre, le d&eacute;faut du proc&eacute;d&eacute; tient &agrave; la longueur des d&eacute;bats&hellip; Mais regardons la France&nbsp;: il a fallu pr&egrave;s de 6 si&egrave;cles de luttes de pouvoir pour s&eacute;parer l&rsquo;Eglise et l&rsquo;Etat. Il ne faut pas s&rsquo;attendre &agrave; ce que, dans le cas actuel, la solution arrive en trois semaines. Ce qu&rsquo;il faut esp&eacute;rer, c&rsquo;est que pendant la dur&eacute;e de la r&eacute;flexion, la fr&eacute;n&eacute;sie se calmera.</font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp;</font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Pour aller plus loin, on peut&nbsp;s&rsquo;interroger encore sur les points suivants&nbsp;: </font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3"><font face="Times New Roman">&nbsp; </font></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Une affaire r&eacute;cente (le Daily Telegraph attaque le Times) a d&eacute;voil&eacute; la possibilit&eacute;&nbsp;de poursuivre en France un journal non fran&ccedil;ais mais distribu&eacute; sur le sol national <u>selon le droit fran&ccedil;ais</u>. Le m&ecirc;me genre de possibilit&eacute; existe-t-il ailleurs&nbsp;?</font></p>
<p align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" class="MsoNormal"><font size="3" face="Times New Roman">Deuxi&egrave;me piste, plus g&eacute;n&eacute;rale mais tout autant d&rsquo;actualit&eacute;&nbsp;: la morale est rentr&eacute;e dans la loi, et cela rend les choses plut&ocirc;t confuses. Un mot suffira &agrave; illustrer cette remarque&nbsp;: Outreau&hellip;</font></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 13 Feb 2006 11:30:52 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dbf627d55fc86b976b0bec69fc7a6323</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-1864758-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le réveil d'Oulan Bator]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1645757.html</link>        <description><![CDATA[<h3 class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><strong>La Mongolie sur la voie d&rsquo;une &quot;R&eacute;volution Orange&quot;</strong></font></h3>
<br /><font style="FONT-FAMILY: Times New Roman" size="3"><strong>Une crise politique secoue la Mongolie depuis le d&eacute;but du mois de janvier. Le Parti R&eacute;volutionnaire du Peuple Mongol (PRPM), h&eacute;ritier de l&rsquo;ancien Parti Communiste Mongol, s&rsquo;est empar&eacute; du pouvoir par une manoeuvre politique. Le pays est habitu&eacute; &agrave; l&rsquo;instabilit&eacute;, mais cette fois, la population a &eacute;t&eacute; secou&eacute;e comme jamais auparavant. Les manifestations devant le Parlement, &agrave; Oulan Bator, s&rsquo;encha&icirc;nent, et tout porte &agrave; croire qu&rsquo;elles s&rsquo;intensifieront au printemps. Apr&egrave;s les G&eacute;orgiens, apr&egrave;s les Ukrainiens, les Mongols semblent d&eacute;cid&eacute;s &agrave; faire entendre leurs voix.</strong><br /></font><br />
<div style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Malgr&eacute; le froid et la glace, ils persistent, viennent se r&eacute;unir et d&eacute;filer devant le Parlement. Les Mongols hurlent et chantent leur indignation devant ce qu&rsquo;ils appellent un coup de force, appellent &agrave; la d&eacute;mission du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Nambaryn Enkhbayar. Le 25 janvier 2006, l&rsquo;ancien maire d&rsquo;Oulan Bator et membre du PRPM Mieagombo Enkhbold a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; Premier Ministre par le Parlement. Scellant ainsi la victoire du Parti R&eacute;volutionnaire du Peuple Mongol. De fait , l&rsquo;h&eacute;ritier direct du parti communiste qui dirigea le pays entre 1924 et 1990 occupe d&eacute;sormais tous les si&egrave;ges du pouvoir&nbsp;: le Pr&eacute;sident Enkhbayar, &eacute;lu en mai 2005, &eacute;tait le candidat du PRPM.</font></p>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><br /></font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<div class="spip_documents spip_documents_center" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify">
<div style="TEXT-ALIGN: center"><font size="3"><img style="BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px" height="203" alt="(JPG)" src="http://www.efj.fr/IMG/jpg/Carte_Mongolie-2.jpg" width="400" /></font> </div>
<div class="spip_doc_titre" style="TEXT-ALIGN: center"><font size="2"><strong>source&nbsp;: Wikip&eacute;dia</strong></font></div>
</div>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<h3 class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">D&eacute;roul&eacute; d&rsquo;une manipulation politique</font></h3>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Tout a commenc&eacute; mercredi 11 janvier. Dix ministres, parmi les 18 qui compose l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de la Coalition D&eacute;mocratique, gouvernement men&eacute; par le lib&eacute;ral Elbegdorj, d&eacute;missionnent. La paralysant de fait. Motifs invoqu&eacute;s&nbsp;: ralentissement de la croissance, hausse de l&rsquo;inflation, lutte inefficace contre la corruption. Cela a abouti &agrave; la destitution du gouvernement, le vendredi 13 janvier, tard dans la nuit, par 39 voix contre 37 (la salle &eacute;tait comble). Le PRPM en d&eacute;tient 38 &agrave; lui seul. Pr&eacute;cision&nbsp;: tous les ministres d&eacute;missionaires appartiennent au PRPM.&nbsp;Pendant le week-end, le Premier Ministre Elbegdorj d&eacute;missionne. Aussit&ocirc;t, le PRPM annonce sa volont&eacute; de reformer un gouvernement d&rsquo;union nationale, centr&eacute;e autour d&rsquo;un Premier Ministre... issu du parti. Et commence les tractations avec des petits partis pour r&eacute;colter ce si&egrave;ge qui lui manque pour avoir la majorit&eacute; au Parlement. La nomination de Enkhbold le 25 janvier en est le fruit.</font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<h3 class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">De la violence &agrave; la pers&eacute;v&eacute;rance</font></h3>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Le lendemain de la d&eacute;mission des dix ministres, des centaines de Mongols prennent d&rsquo;assaut le b&acirc;timent du PRPM &agrave; Oulan Bator. R&eacute;sultat&nbsp;: des portes et des fen&ecirc;tres bris&eacute;es, et quelques squatteurs, qui posent un ultimatum au parti - qui au final ne sera pas respect&eacute;. Le vendredi, ils sont encore des centaines, alors qu&rsquo;il fait -21&deg;C, &agrave; d&eacute;filer devant le Parlement. Les accrochages avec les nombreuses forces de l&rsquo;ordre ne sont pas rares, ce jour-l&agrave;. Ils le sont devenus. R&eacute;guli&egrave;rement, les Mongols viennent brandir leurs pancartes devant des policiers en rang d&rsquo;oignon. R&eacute;clament la d&eacute;mission du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Enkhbayar. R&eacute;clament m&ecirc;me de nouvelles &eacute;lections. Pourtant ce n&rsquo;est pas un peuple r&eacute;put&eacute; pour sa pugnacit&eacute; politique. La d&eacute;mocratie mongole fonctionne, certes, mais l&rsquo;empreinte de 70 ans de communisme ne s&rsquo;efface pas si ais&eacute;ment.</font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<h3 class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Le r&eacute;veil du peuple du Khan&nbsp;?</font></h3>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<span style="FLOAT: left; WIDTH: 360px">
<div class="encadre" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span class="spip">
<table cellspacing="1" cellpadding="1" width="350" border="1">
    <tbody>
        <tr>
            <td><font style="FONT-WEIGHT: bold" size="3"><span class="spip">&nbsp;<font size="2">Rep&egrave;res</font></span></font>
            <p class="spip"><font size="2">Superficie&nbsp;: 1 565 500 km&sup2;<br />Population (2005)&nbsp;: 2,6 millions d&rsquo;habitants<br />Densit&eacute; (2005)&nbsp;: 1,7 habitant/km&sup2; <br />PIB par habitant (2004)&nbsp;: 600 $US<br />Chiffres&nbsp;: institut statistiques du Qu&eacute;bec. <a class="spip_out" href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/compr_inter/pdf_portrait/mongolie.pdf">Voir le pdf complet</a></font></p>
            <p class="spip"><font size="2"><font style="FONT-WEIGHT: bold" size="2"><span class="spip">Histoire politique r&eacute;cente de la Mongolie</span></font><br /><font size="2">1990&nbsp;: le parti communiste rel&acirc;che son contr&ocirc;le sur le gouvernement. <br />1992&nbsp;: la R&eacute;publique Populaire de Mongolie est remplac&eacute;e par un &Eacute;tat hybride, entre syst&egrave;me parlementaire et syst&egrave;me pr&eacute;sidentiel, la R&eacute;publique de Mongolie. <br />1996 - 2000&nbsp;: le principal parti d&rsquo;opposition au PRPM, le Parti d&eacute;mocratique est au pouvoir entre 1996 et 2000. En quatre ans, il y aura quatre gouvernements. <br />2000&nbsp;: victoire du PRPM avec une &eacute;crasante majorit&eacute;. <br />2004&nbsp;: le PRPM et l&rsquo;opposition obtiennent un nombre &eacute;gal de si&egrave;ges. Elaboration d&rsquo;un programme commun, formation d&rsquo;un gouvernement d&rsquo;union nationale, la Coalition D&eacute;mocratique. <br />2005&nbsp;: &eacute;lection de l&rsquo;ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. </font><br />Pour aller plus loin, consultez la <a class="spip_out" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mongolie">page de Wikip&eacute;dia</a>.</font></p>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span><strong class="spip"><br /></strong></font></div>
</span>
<div style="TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><span style="FONT-FAMILY: Times New Roman">Le pays est une d&eacute;mocratie depuis 1990, pr&ocirc;ne &agrave; l&rsquo;instabilit&eacute; et au fonctionnement parfois erratique&nbsp;: les &eacute;lections de 2004 se sont d&eacute;roul&eacute;es sous des accusations r&eacute;ciproques de fraudes de la part d&rsquo;&agrave;-peu-pr&egrave;s tous les partis. La pauvret&eacute; et la corruption sont end&eacute;miques. Le PRPM a d&eacute;j&agrave; eu sa chance au pouvoir, entre 2000 et 2004. Il ne s&rsquo;est pas fait remarquer par l&rsquo;&eacute;clat de son action politique. Le parti a laiss&eacute; le pays dans l&rsquo;ombre de ses encombrants voisins, la Russie et la Chine. La Coalition D&eacute;mocratique, &eacute;lue en 2004, avait tent&eacute; de sortir de ce r&ocirc;le de tampon, en s&rsquo;ouvrant au lib&eacute;ralisme et aux Etats-Unis. L&rsquo;Irak m&ecirc;me compte sur son sable un petit contingent de Mongols. Autant d&rsquo;initiatives qui ne pouvaient que d&eacute;plaire au PRPM.&nbsp; </span></font></div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Le sch&eacute;ma est familier&nbsp;: c&rsquo;est &agrave; quelques d&eacute;tails pr&egrave;s la m&ecirc;me situation que celle de l&rsquo;Ukraine en novembre 2004, &agrave; la veille de la R&eacute;volution Orange. On sait comment celle-l&agrave; s&rsquo;est finie. Les Mongols seraient-ils inspir&eacute;s par l&rsquo;exemple de leur anciens camarades&nbsp;? Certains parlementaires le murmuraient d&eacute;j&agrave; le 13 janvier, lors de la destitution de la coalition. Et l&rsquo;id&eacute;e trotte dans la t&ecirc;te de certains chefs de partis, comme l&rsquo;Union D&eacute;mocratique Mongole, qui a d&eacute;j&agrave; organis&eacute; plusieurs manifestations. Pour l&rsquo;instant les temp&eacute;ratures emp&ecirc;chent de prendre la mesure de l&rsquo;ampleur r&eacute;elle du mouvement. Mais il y a fort &agrave; parier que les quelques centaines de manifestants r&eacute;guliers ne sont que la pointe de l&rsquo;iceberg.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Feb 2006 23:41:57 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cf30c20aab8650b188c58f50305acef2</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-1645757-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une bouteille à l'Univers]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1764840.html</link>        <description><![CDATA[<div dir="ltr" style="FONT-SIZE: small; FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><strong>Arte et le CNES vont envoyer dans le cosmos &agrave; l&rsquo;automne prochain des messages &agrave; l&rsquo;intention d&rsquo;&eacute;ventuels extraterrestres. Tout le monde est invit&eacute; &agrave; apporter sa contribution.</strong></font></div>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<br /><br />
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Pr&eacute;parez vos stylos et vos appareils photos. Arte, associ&eacute; &agrave; <a class="spip_out" href="http://www.cargofilms.com/">Cargo Films</a> et au <a class="spip_out" href="http://www.cnes.fr/">Centre National d&rsquo;&Eacute;tudes Spatiales</a> (CNES), propose &agrave; tout un chacun d&rsquo;envoyer un message &agrave; d&rsquo;hypoth&eacute;tiques formes de vie extraterrestres, par son interm&eacute;diaire. Lettres, images, films, tout est autoris&eacute;, avec une consigne&nbsp;: faire preuve d&rsquo;imagination. &Agrave; l&rsquo;automne prochain, les missives les plus originales seront diffus&eacute;es dans une &eacute;mission sp&eacute;ciale, Cosmic Connexion, le premier programme t&eacute;l&eacute;vis&eacute; &agrave; &ecirc;tre aussi envoy&eacute; &agrave; nos voisins stellaires, dans la direction de la Grande Ourse, depuis une antenne parabolique du CNES situ&eacute;e pr&egrave;s de Toulouse. Le reste des messages suivra d&egrave;s la fin du g&eacute;n&eacute;rique.</font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">L&rsquo;occasion&nbsp;? Le lancement, &agrave; l&rsquo;automne 2006, du satellite europ&eacute;en <a class="spip_out" href="http://smsc.cnes.fr/COROT/Fr/">Corot</a>. Il a pour mission, entre autre, de rep&eacute;rer des exoplan&egrave;tes telluriques. Autrement dit, des plan&egrave;tes en dehors du syst&egrave;me solaire et qui ressemblent &agrave; la n&ocirc;tre, donc susceptibles d&rsquo;abriter la vie. Une mission qui ne peut que raviver le d&eacute;sir de contact avec une intelligence autre. L&rsquo;humanit&eacute; a d&eacute;j&agrave; envoy&eacute; des bouteilles dans la mer d&rsquo;&eacute;toile&nbsp;: les sondes Pionner et Voyager. Mais c&rsquo;est la premi&egrave;re fois qu&rsquo;un courrier d&rsquo;une telle ampleur est envisag&eacute;.</font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<div class="spip_documents spip_documents_center" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify">
<div style="TEXT-ALIGN: center"><font size="3"><img style="BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px" height="301" alt="(JPG)" src="http://idata.over-blog.com/0/18/36/17/articles/320px-ursa-major-constellation-map.jpg" width="320" /></font> </div>
<div class="spip_doc_titre" style="TEXT-ALIGN: center"><font size="2"><strong>source&nbsp;: Wikip&eacute;dia</strong></font></div>
</div>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">Autre nouveaut&eacute;, l&rsquo;invitation est lanc&eacute;e &agrave; la plan&egrave;te enti&egrave;re - enfin, celle qui dispose d&rsquo;Internet, &agrave; tout le moins. Pour poster un message, il suffit de visiter le <a class="spip_out" href="http://www.cosmicconnexion.com/static/index.html">site web de l&rsquo;&eacute;mission</a>. Plusieurs th&eacute;matiques sont propos&eacute;es, de &laquo;&nbsp;Je vous fais un portrait de moi, de nous, d&rsquo;ici...&nbsp;&raquo; &agrave; &laquo;&nbsp;Sur Terre, il y a d&eacute;j&agrave; beaucoup &agrave; faire...&nbsp;&raquo;. On peut d&eacute;j&agrave; lire et voter pour des textes et des po&egrave;mes, des photos et des petits films, qui vont du dr&ocirc;le au m&eacute;lancolique, de l&rsquo;existentiel &agrave; l&rsquo;absurde. Chaque jour, une personne filtre les messages post&eacute;s, pour enlever ceux d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment insultants. Sinon, la libert&eacute; de propos est totale.</font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3">D&rsquo;autant que l&rsquo;interlocuteur est lointain, aux confins de l&rsquo;imaginaire pour certains. S&rsquo;adresser &agrave; un E.T., qui s&rsquo;il existe ne recevra pas la communication avant quelques centaines d&rsquo;ann&eacute;es, et qui m&ecirc;me dans ce cas ne comprendra rien avant un long travail de traduction, &ccedil;a lib&egrave;re. Au gr&eacute; des auteurs, les messages oscillent entre d&eacute;sillusion et fiert&eacute; pour l&rsquo;humanit&eacute;. De l&rsquo;ensemble se d&eacute;gage cependant l&rsquo;espoir qu&rsquo;ailleurs, cela va mieux qu&rsquo;ici. M&ecirc;me si l&rsquo;onde qu&rsquo;enverra la parabole n&rsquo;atteint pas son but, l&rsquo;op&eacute;ration ne sera pas vaine. Elle permettra de recueillir un document inestimable&nbsp;: un concentr&eacute; de la diversit&eacute; de l&rsquo;humanit&eacute; au d&eacute;but du XXIe si&egrave;cle, comme un clich&eacute; photographique de nos aspirations et &eacute;tats d&rsquo;&acirc;me.</font></p>
<div style="TEXT-ALIGN: justify">&nbsp;</div>
<p class="spip" style="FONT-FAMILY: Times New Roman; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><em class="spip">(Article r&eacute;dig&eacute; dans le cadre d&rsquo;un stage &agrave; La Croix, paru le 14 f&eacute;vrier.)</em></font></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2006 18:41:34 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f2d6e90f3cc6ea6bd9b63d0d85ba2b43</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-1764840-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Economie et Finance : les faux jumeaux]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1374175.html</link>        <description><![CDATA[<div class="chapo" style="font-family: times new roman; text-align: justify; font-weight: bold;"><font size="3">La finance a p&eacute;n&eacute;tr&eacute; l&rsquo;univers de tout un chacun. L&rsquo;action EDf s&rsquo;est vendue comme des petits pains. CAC 40, Dow Jones, ces indicateurs sont mentionn&eacute;s &agrave; la fin de chaque journal t&eacute;l&eacute;vis&eacute; - et si ce n&rsquo;est pas le cas, c&rsquo;est parce qu&rsquo;un bandeau &agrave; l&rsquo;&eacute;cran les affiche. Rien de g&ecirc;nant en soi, sauf quand ces chiffres sont appel&eacute;s en soutien ou juxtapos&eacute;s &agrave; de l&rsquo;&eacute;conomie, une br&egrave;ve sur la croissance par exemple. Un lien, qui semble &agrave; tous &eacute;vident, s&rsquo;est impos&eacute;, sans faire de bruit - apr&egrave;s tout, on parle bien d&rsquo;argent et d&rsquo;entreprise, donc il doit bien s&rsquo;agir de la m&ecirc;me chose. Un lien qui n&rsquo;a, en fait, aucun lieu d&rsquo;&ecirc;tre.<br/>
<br/>
</font></div>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div class="texte" style="font-family: times new roman; text-align: justify;">
<p class="spip"><font size="3"> &laquo;&nbsp;Mais comment est-ce que le CAC peut monter alors que la croissance est en chute libre&nbsp;?&nbsp;&raquo; La question, r&eacute;currente, s&rsquo;est pos&eacute;e encore cet &eacute;t&eacute;. La hausse du prix du p&eacute;trole (plus pr&eacute;cis&eacute;ment du prix du baril de p&eacute;trole brut, ou <i class="spip">brent</i>) avait d&eacute;stabilis&eacute; toutes les &eacute;conomies mondiales, alors que la bourse de Paris &eacute;tait en hausse. La r&eacute;ponse est pourtant simple, mais ce n&rsquo;est pas celle attendue. Les &eacute;volutions du CAC et de la croissance sont ind&eacute;pendantes l&rsquo;une de l&rsquo;autre. Il y a effectivement un lien multiple entre ces deux indicateurs, mais il est tellement t&eacute;nu et irrationnel qu&rsquo;il est intraduisible par une formule math&eacute;matique, quelle que soit sa complexit&eacute;...<br/>
Pourquoi&nbsp;? Revenons aux bases. L&rsquo;&eacute;conomie concerne toutes les richesses mat&eacute;rielles et du m&ecirc;me coup chiffrables&nbsp;: chaque somme d&rsquo;argent &eacute;voqu&eacute;e peut &ecirc;tre reli&eacute;e &agrave; une personne, une machine, des stocks, de la tr&eacute;sorerie... Seule exception, l&rsquo;apparition r&eacute;cente de ce que l&rsquo;on appelle la <i class="spip">richesse humaine</i> d&rsquo;une entreprise, qui essaie de quantifier des notions aussi impalpable que le talent , les capacit&eacute;s individuelles ou l&rsquo;image de marque.<br/>
</font></p>
<h3 class="spip"><font size="3"> Une action est plus qu&rsquo;un contrat</font></h3>
<p class="spip"><font size="3">La finance ne concerne qu&rsquo;une partie des entreprises mondiales&nbsp;: celles c&ocirc;t&eacute;es. Elle est aussi, mais en petite partie seulement, reliable &agrave; de l&rsquo;argent physique. Et encore. Prenons l&rsquo;exemple de l&rsquo;achat d&rsquo;une action. C&rsquo;est un titre, remis en &eacute;change de son apport &agrave; toute personne qui, lors de la constitution d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de capitaux (soci&eacute;t&eacute; anonyme ou en commandite par actions) adh&egrave;re &agrave; cette derni&egrave;re en lui transf&eacute;rant soit une somme d&rsquo;argent, soit des biens en nature (immeuble ou mat&eacute;riel). Ainsi, mettons que M.&nbsp;X a achet&eacute; une action EDF &agrave; 30 euros. Cette somme est pr&eacute;lev&eacute;e sur son compte bancaire, et transf&eacute;r&eacute;e (apr&egrave;s quelques ponctions par les interm&eacute;diaires) &agrave; EDF. Remarquons au passage que m&ecirc;me cet argent circule virtuellement, aucun billet n&rsquo;est &eacute;chang&eacute;. Mais, en fait, une action est un titre de propri&eacute;t&eacute;&nbsp;: comme un propri&eacute;taire de studio cherche &agrave; gagner de l&rsquo;argent en le louant, l&rsquo;actionnaire &quot;loue&quot; sa part de l&rsquo;entreprise en &eacute;change de dividendes. C&rsquo;est donc plus qu&rsquo;un contrat pass&eacute; entre l&rsquo;entreprise et l&rsquo;actionnaire, une sorte de reconnaissance de dette, avec int&eacute;r&ecirc;ts - les dividendes.<br/>
Passons trois mois. En faisant l&rsquo;hypoth&egrave;se que tout va bien pour l&rsquo;&eacute;lectricien fran&ccedil;ais, son action aura mont&eacute;, mettons, &agrave; 40 euros (chiffre totalement arbitraire, je tiens &agrave; le souligner). O&ugrave; sont, physiquement, ces dix euros de diff&eacute;rence qu&rsquo;EDF doit &agrave; Mr.&nbsp;X&nbsp;? R&eacute;ponse&nbsp;: nulle part... ni dans le compte en banque de notre quidam, ni dans la tr&eacute;sorerie del&rsquo;entreprise. Ces 10 euros, M.&nbsp;X les aura s&rsquo;il revend son action. (je vous &eacute;pargne le cas o&ugrave; l&rsquo;action baisse). <br/>
</font></p>
<h3 class="spip"><font size="3"> Presque une autre monnaie</font></h3>
<span style="float: left; width: 360px; background-color: rgb(255, 255, 255);"> </span><span style="float: left; width: 360px; background-color: rgb(255, 255, 255);">
<table cellspacing="1" cellpadding="1" border="2" align="" style="width: 351px; height: 258px;">
    <tbody>
        <tr>
            <td>&nbsp;<font size="2"><strong class="spip">Note aux alters et autres anti-capitalistes</strong></font>             <br/>
            <div style="text-align: justify;">             <font size="3"><font size="2">Vous             pourrez ais&eacute;ment d&eacute;duire de votre lecture que la fa&ccedil;on la plus simple             de faire s&rsquo;&eacute;crouler tout le syst&egrave;me, ce n&rsquo;est pas de manifester devant             des congr&egrave;s, de couper des champs d&rsquo;OGM ou de faire soi-m&ecirc;me des             congr&egrave;s interminables. C&rsquo;est de cr&eacute;er un virus informatique qui ferait             croire aux diverses places boursi&egrave;res que tous les actionnaires du             monde vendent le contenu de leurs portefeuilles. Il se passerait le             m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne que pendant la Grande D&eacute;pression aux Etats-Unis&nbsp;:             la faillite int&eacute;grale d&rsquo;&agrave;-peu-pr&egrave;s tous les &eacute;tablissements bancaires,             avec en bonus celle d&rsquo;un bon nombre d&rsquo;entreprises et la ruine             quasi-d&eacute;finitive de tous les gouvernements mondiaux par effet domino.             Alors certes, c&rsquo;est moins m&eacute;diatique, comme &ccedil;a, &agrave; premi&egrave;re vue, mais             c&rsquo;est tout de m&ecirc;me plus efficace. Vive les nouvelles             technologies&nbsp;! <sup>(1)</sup></font></font></div>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span>
<p class="spip"><font size="3">Cela tout simplement parce que ces sommes sont purement virtuelles. Le cours d&rsquo;une action refl&egrave;te en fait la perception qu&rsquo;ont les acteurs du monde de la finance (petits et grands actionnaire) de la sant&eacute; de l&rsquo;entreprise et de son futur hypoth&eacute;tique. Autrement dit, ce qu&rsquo;on appelle la capitalisation boursi&egrave;re (la somme totale que repr&eacute;sente toutes les actions, en quelque sorte de prix de vente de l&rsquo;entreprise) n&rsquo;est qu&rsquo;une formulation chiffr&eacute;e d&rsquo;un avis compl&egrave;tement subjectif, m&ecirc;me s&rsquo;il est bas&eacute; sur des &eacute;quations, des statistiques, et autres. La finance n&rsquo;est autre qu&rsquo;un phantasme de l&rsquo;&eacute;conomie.</font></p>
<font size="3">D&rsquo;un certain point de vue, tout le syst&egrave;me d&rsquo;action n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un autre syst&egrave;me mon&eacute;taire, parall&egrave;le au euros, dollars et yen habituels. Un syst&egrave;me o&ugrave; les taux de changes &eacute;voluent brutalement, o&ugrave; chaque entreprise fait circuler ses propres billets. Il faut se rappeler qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;origine de nos anciens Pascals, il y a les assignats. Or ces derniers n&rsquo;&eacute;taient rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une reconnaissance de dette transmissible de main en main. </font>
<p class="spip"><font size="3">Revenons &agrave; notre question du d&eacute;but sur les relations entre CAC 40 et la croissance. Une fois cette distinction entre finance et &eacute;conomie &eacute;tablie, les hiatus apparents s&rsquo;expliquent. En l&rsquo;occurence, le lien n&rsquo;est pas tr&egrave;s complexe. La hausse r&eacute;cente du prix du brent est effectivement une catastrophe pour tous les agents &eacute;conomiques&nbsp;: cela augmente drastiquement les d&eacute;penses tout en augmentant peu les recettes (c&rsquo;est rien de le dire). Mais d&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne est du pain b&eacute;ni pour les compagnies p&eacute;troli&egrave;res&nbsp;: leurs chiffres d&rsquo;affaires explosent, et du coup leurs actions montent en fl&egrave;che, suivant la loi bien connue&nbsp;: plus c&rsquo;est demand&eacute;, plus &ccedil;a vaut cher. Or, en France, l&rsquo;indice CAC 40 est la synth&egrave;se du comportement en Bourse des 40 entreprises fran&ccedil;aises c&ocirc;t&eacute;es les plus performantes. Total en fait &eacute;videmment partie. Et voil&agrave; comment, en pleine crise p&eacute;troli&egrave;re, la Bourse de Paris a fait preuve cet &eacute;t&eacute; d&rsquo;une sant&eacute; insolente...<br/>
</font></p>
<br/>
<div class="encadre"> <br/>
<br/>
<font size="2">(1): Il faut savoir qu&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne dans ce genre (&agrave; une moindre &eacute;chelle) a eu lieu en 1987 &agrave; la Bourse de New York. Les ordinateurs &eacute;taient programm&eacute;s pour tous vendre au m&ecirc;me prix. Quand il a &eacute;t&eacute; atteint, cela a provoqu&eacute; un mini krach de 48 heures...</font>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Nov 2005 15:03:15 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a540a4999fcd39031583dc5b8ec794aa</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-1374175-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sauvons-nous, pas la planète]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1377170.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"><font size="3">La vague de typhons provoque un regain d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t temporaire pour l&rsquo;&eacute;cologie, sur fond d&rsquo;effet de serre. Les phrases du type &laquo;&nbsp;sauvons la plan&egrave;te&nbsp;&raquo; font un bref come-back populaire, avant de retourner &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re-plan des consciences. C&rsquo;est la grande erreur des &eacute;cologistes. Ils se sont tromp&eacute;s de slogan&nbsp;: ce n&rsquo;est pas la plan&egrave;te qu&rsquo;il s&rsquo;agit de sauver, c&rsquo;est nous. Pour la Terre, une catastrophe naturelle, ce n&rsquo;est rien. Ce n&rsquo;est pas une secousse de son &eacute;corce qui va effrayer une plan&egrave;te qui avait pour habitude, dans sa jeunesse, de se faire bombarder r&eacute;guli&egrave;rement par des m&eacute;t&eacute;orites de la taille de Manhattan. Au pire des cas, l&rsquo;humanit&eacute; va simplement d&eacute;clencher un hiver nucl&eacute;aire ou acc&eacute;l&eacute;rer l&rsquo;arriv&eacute;e de la prochaine &egrave;re glaciaire. Rien qu&rsquo;une bact&eacute;rie ne puisse supporter&nbsp;; la vie continuera. Non, soyons rassur&eacute;s&nbsp;: la plan&egrave;te est hors de danger. Les seules personnes dont nous risquons all&egrave;grement les vies, c&rsquo;est nous - et, accessoirement, un &eacute;cosyst&egrave;me entier.</font></div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Oct 2005 21:42:08 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d4c38b53084f6e330853dfb85ec691c1</guid>
                <category>Actu</category>        <comments>http://www.thediscblog.com/article-1377170-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[I-télé se met au clair]]></title>
        <link>http://www.thediscblog.com/article-1374154.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><br style="font-family: times new roman;"/> </div>
<div style="font-family: times new roman; text-align: justify; font-weight: bold;" class="chapo"><font size="3">Le 14 octobre &agrave; 19h20, i&gt;t&eacute;l&eacute; a diffus&eacute; sa premi&egrave;re &eacute;mission sur la TNT en tant que cha&icirc;ne gratuite. Pour l&rsquo;occasion, la cha&icirc;ne d&rsquo;info en continu griff&eacute;e &laquo;&nbsp;esprit Canal&nbsp;&raquo; change sa grille, un d&eacute;licat exercice d&rsquo;&eacute;quilibre pour garder son ton et faire de l&rsquo;audience, d&eacute;sormais vitale.<br/>
<br/>
</font></div>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div style="font-family: times new roman; text-align: justify;" class="texte">
<p class="spip"><font size="3"> Depuis sa naissance, il y a six ans, i&gt;t&eacute;l&eacute; a toujours &eacute;t&eacute; dans l&rsquo;ombre de sa s&oelig;ur et rivale, LCI. Son traitement de l&rsquo;actualit&eacute; est diff&eacute;rent&nbsp;: l&rsquo;ambiance y est plus d&eacute;contract&eacute;e (ce qui am&egrave;ne de temps &agrave; autre des couacs techniques). L&rsquo;accent est port&eacute; sur le d&eacute;cryptage et la confrontation d&rsquo;opinions, parfois au d&eacute;pend de la r&eacute;activit&eacute;. L&rsquo;atmosph&egrave;re &eacute;voque Canal +, avec les avantages et les inconv&eacute;nients que cela implique&nbsp;: une image un peu d&eacute;cal&eacute;e, mais associ&eacute;e aux bobos parisiens. </font></p>
<span style="float: left; width: 360px;">
<table width="350" cellspacing="1" cellpadding="1" border="2" align="">
    <tbody>
        <tr>
            <td>&nbsp;<font size="2"><strong class="spip">Rep&egrave;res</strong><br/>
            Propri&eacute;taire&nbsp;: Canal +<br/>
            Naissance&nbsp;: novembre 1999<br/>
            R&eacute;daction&nbsp;: 145 journalistes, 18 correspondants en r&eacute;gions, 3 &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger<br/>
            Moyenne d&rsquo;&acirc;ge&nbsp;: 33 ans<br/>
            Audience&nbsp;: 4,3 millions de t&eacute;l&eacute;spectateurs sur le c&acirc;ble et le satellite (chiffres M&eacute;diaCabSat)</font></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</span>  <font size="3"> Au final, l&rsquo;audience est moindre que celle de LCI, et en 2004, elle n&rsquo;a r&eacute;alis&eacute; que 8,7 millions de recettes publicitaires.<br/>
Pourquoi &eacute;voquer ce chiffre&nbsp;? Parce qu&rsquo;en tant que cha&icirc;ne gratuite, i&gt;t&eacute;l&eacute; va devoir maintenant vivre uniquement de la r&eacute;clame (et d&rsquo;&eacute;ventuelles aides publiques). Elle a d&eacute;cid&eacute; de ne pas modifier son budget, mais elle a augment&eacute; ses tarifs de r&eacute;gie de 50% en moyenne. Dans ces conditions, 1% du march&eacute; publicitaire t&eacute;l&eacute;vis&eacute; suffirait &agrave; ramasser 30 millions d&rsquo;euros. Encore faut-il convaincre les annonceurs... et pour &ccedil;a, il faut d&rsquo;abord convaincre les t&eacute;l&eacute;spectateurs. </font>
<h3 class="spip"><font size="3">On garde les m&ecirc;mes...</font></h3>
<p class="spip"><font size="3">Le public de la TNT est plus large que celui du c&acirc;ble et du satellite. Pour le satisfaire, la grille des programmes s&rsquo;est faite plus dense, avec moins de rediffusions. Les JTs sont calcul&eacute;s pour s&rsquo;ins&eacute;rer plus facilement dans un emploi du temps&nbsp;: plus longs de 10 minutes en milieu de journ&eacute;e, plus courts de 5 minutes le matin. Et &agrave; 20h, un JT &eacute;conomique, rediffus&eacute; &agrave; 22h30. Ainsi, pas de confrontation avec la grand-messe du vingt heure et ses ic&ocirc;nes. Par contre, l&rsquo;&eacute;mission de d&eacute;bat anim&eacute; par l&rsquo;un des visages de la cha&icirc;ne, Samuel Etienne, couvre la p&eacute;riode 19h30 - 20h.<br/>
Presque toutes les &eacute;missions ont &eacute;t&eacute; gard&eacute;es et peu retouch&eacute;es dans le principe. L&rsquo;accent est donc encore sur les d&eacute;bats et le d&eacute;cryptage. La cha&icirc;ne a &eacute;galement gard&eacute; ses &eacute;missions les plus atypiques dans leur ton, notamment i&gt;comme Icare, magazine scientifique qui ne se prend pas au s&eacute;rieux, et l&rsquo;indispensable i&gt;Afrique. L&rsquo;art contemporain est un sujet qui continue d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement abord&eacute; &agrave; l&rsquo;antenne. D&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, le journal des sports s&rsquo;&eacute;toffe un peu plus, et est plus souvent rediffus&eacute;&nbsp;: il faut bien dire qu&rsquo;avec l&rsquo;exp&eacute;rience de la maison Canal + en la mati&egrave;re, c&rsquo;est un atout non n&eacute;gligeable.</font></p>
<h3 class="spip"><font size="3">Mais on en prend d&rsquo;autre</font></h3>
<p class="spip"><font size="3">La cha&icirc;ne d&rsquo;info en continu a d&eacute;cid&eacute; de garder son ton, et aussi sa mani&egrave;re. Ce qui n&rsquo;interdit pas pour autant d&rsquo;essayer d&rsquo;aller chercher le public. Pour ce faire, elle a lanc&eacute; une flop&eacute;e de nouveaux magazines hebdomadaires, aux concepts simples, pour la plupart associ&eacute;es avec un visage connu. Ainsi, i&gt;Histoire, magazine de d&eacute;cryptage de l&rsquo;actualit&eacute; internationale, est cautionn&eacute; par Marc Ferro. i&gt;Match, &eacute;mission pr&eacute;sentant un grand reportage par semaine, est parrain&eacute;e par Paris Match. On retrouve m&ecirc;me Jacques Chancel pour un entretien avec une personnalit&eacute;, dans... Chancel, le samedi matin.<br/>
Le paysage de la TNT gratuite est d&eacute;sormais complet. Face &agrave; ses concurrentes directes (BFM TV), i&gt;t&eacute;l&eacute; change graduellement et peut opposer 6 ans d&rsquo;exp&eacute;rience sur le c&acirc;ble et le satellite. Et elle se donne du temps. La cha&icirc;ne vise cette ann&eacute;e entre 1 et 1,5% d&rsquo;audience sur la France enti&egrave;re. Par contre, le groupe se refuse &agrave; pr&eacute;ciser une date pour le retour &agrave; l&rsquo;&eacute;quilibre financier de la cha&icirc;ne.<br/>
<br/>
</font></p>
</div>
<div style="font-family: times new roman; text-align: justify;" class="portfolio"><font size="3"><font size="3"> Voir en ligne: <a href="http://www.efj.fr/www.itele.fr" class="spip_out">site de i&gt;t&eacute;l&eacute;</a>.</font></font></div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Oct 2005 15:00:05 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8a600c4cc8e583adfc373d935f4dc8c0</guid>
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